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Date d'inscription : 31/07/2018
Messages : 6

Identité du personnage
Nom du personnage: Javid
Métier (MTERP): Garde chiourme
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Javid

le Ven 10 Aoû - 14:40




Nom du personnage :
Javid
Age :
29 ans
Ethnie :
Iranistan
Religion :
Asura
Alignement :
Neutre
Métier MTERP :
Esclavagiste
Langues parlées :
Aquilonien, Iranistani
Armes :
Masse, Lance...




Taille :
1m87
Poids :
95 kgs
Apparence :
Javid est un homme bien fait quoi qu’avec un très léger embonpoint hérité de ses années de bonne chère. Grand, les traits réguliers, la peau mate et les yeux clairs. Il dissimule une chevelure noire de jais sous des voiles, casques, turbans. Rien ne l’y oblige sauf la force de l’habitude héritée de toute une vie à respecter des conventions.
Personnalité :
Taciturne et patient quand il le faut, volubile et enjoué lorsque nécessité, il s’adapte à son interlocuteur mais ses yeux trahissent une grande intelligence.




Javid est né à Kushaf, pres des montagnes dont les tribus s’opposent à ce qu’il reste de la dynastie d’Arshak Shah. Alors qu’il était un tout petit garçon, sa tribu fut vaincue par le père d’Arshak, Kobad, et la moitié des enfants furent pris comme esclaves. Javid fut élevé pour devenir eunuque et fut châtré presque trop tardivement. Son maître l’avait pris comme amant, et ne se résolvait pas à l’abimer. Il dût s’y résoudre pourtant car Javid était demandé, et pas moins qu’au palais du Cadi Hossen Amdhar.  Hossen était friand de jeunes garçons, mais pas pour les plaisirs de la chair. Il aimait les faire souffrir, les torturer, physiquement et mentalement, car dans son enfance il avait subit la même chose de son père et recommençait le schéma. Hélas ils tenaient rarement. Javid avait une formidable capacité à encaisser la douleur, si bien que le Cadi dépassa le fait de le voir comme un objet et lui donna son respect. Durant des années, en échange d’un raffinement sans fin dans la douleur (mais qui ne devait pas laisser de traces, c’était la règle), Javid obtint en échange de plus en plus de pouvoir au sein de la Maison du Cadi. Il dirigea bientôt les cuisines, le caravansérail, puis, le harem. En plus de la charge d'intendance, il fut naturellement formé à la lance, puisque de fait il se retrouva à endosser le rôle de capitaine de la garde associé à l'endroit. Rôle certes d'apparat, mais dont il était attendu qu'il sache porter l'uniforme et manier l'arme officielle.

Le harem d’Hossen était certainement le pôle le plus coûteux de la Maison. Trente-sept femmes de huit à cinquante ans se partageaient des jardins, des bassins, des hammams et des chambres, dans un espace dont elles ne sortaient jamais sauf si parfois le Cadi en faisait la demande. Dans ce royaume dans le royaume, la matriarche et ancienne favorite du Cadi, dirigeait d’une main de fer au travers d’alliances sans cesse mouvante et de divisions bien ajustées entre les autres concubines. Parmi ces femmes, une ne faisait que semblant de jouer au jeu des rivalités, Alia, la sœur d’un malheureux prophète englouti par les sables et l’histoire. Au fil des discussions cachées, des sous-entendus dangereux et des complots à demi-mots, Javid et Alia parvinrent à tisser un plan pour empoisonner le Cadi, ses gardes, et libérer toute la Maison d’Hossen, avec le soutient de la Matriarche. La confiance chèrement acquise du Cadi permettait à Javid de faire entrer n’importe quoi dans le palais. Deux jours plus tard, rien n’avait fonctionné comme prévu.

La Matriarche avait bien reçu le poison des mains d’Alia, mais au lieu de s’en servir contre le Cadi et ses gardes, elle s’en servit contre celles des femmes du Harem qu’elle n’arrivait plus à contrôler. Hélas, sa vue ayant baissée, elle répandit beaucoup plus de poison que prévue, sur beaucoup plus de nourriture qu’elle ne le devait. Le repas des femmes, ce soir-là, se transforma en un horrible mouroir. Celles qui n’avaient pas eu la chance d’avoir ingurgité une dose de poison suffisante mirent des heures à agoniser entourées par les cadavres aux langues bleuies. Alia n’avait rien mangé, évidemment, mais sa bonne santé en faisant une suspecte, Quand à Javid, avant même que sa culpabilité ne soit établie, il avait de toute façon totalement échoué dans sa tâche de gardien du Harem ce qui justifiait de le punir.

Alia et Javid furent jetés en exil pour un crime dont le Cadi ne s’était même pas donné la peine de trouver les preuves tellement il était évident qu’ils étaient de mèche. Il lia donc leur destin jusque dans l’exil.
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