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Date d'inscription : 31/07/2018
Messages : 6
Date de naissance : 26/04/1998
Age : 20

Identité du personnage
Nom du personnage: Kadmos
Métier (MTERP): Maître charpentier
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Kadmos

le Sam 4 Aoû - 1:36



Nom du personnage :
Kadmos
Age :
42 ans
Ethnie :
Argossien
Religion :
Mitra
Alignement :
Loyal Neutre (Tendance actuelle : Vers le Loyal Mauvais)
Métier MTERP :
Artisan du bois (Charpentier de Marine en RP)
Langues parlées :
- Argossien
- Aquilonien
Armes :
Rien (ce n'est pas un combattant de base)




Taille :
1m58
Poids :
65kg
Apparence :
Trapu, teint hâlé, chevelure brune, de même que sa barbe, bouclée. Sa musculature témoigne quelque peu de sa condition de Charpentier de Marine, habitué à transporter des matériaux de bois assez lourds, de les travailler. Ses mains son calleuses, reflétant les longues heures passées à manier ses outils : Marteaux, ciseaux à bois, rabots... Un visage sévère et creusé par l'âge qui commence à se faire sentir, dont deux émeraudes viennent terminer le portrait.
Personnalité :
Abattu. Cette nouvelle "vie" et les raisons qui l'ont mené à l'exil, ont laissé des marques sur son esprit. Attachant une grande importance à son labeur, le voir bafoué, perdu, vain, tout cela peut le rendre un peu cynique, pessimiste, voir, maussade. Habitué à broyer du noir dans la boisson, il se peut qu'un léger manque finisse par se faire sentir. Peu habitué à la violence, à la mort, aux cadavres, la vision de ces derniers peut le choquer, le rendre malade, lui faire changer son avis sur une personne. Il est très fier de son peuple, de sa culture marchande et marine. Il est commerçant de nature, d'esprit. Il n'est pas nécessairement lâche, mais il n'est pas du genre à chercher le combat ou la gloire dans le sang. S'il doit défendre sa terre, son oeuvre, il le fera, mais pour le reste... Il pourrait y réfléchir à deux fois avant d'agir. Il a du mal à croire en sa nouvelle condition, en la violence dont il a déjà été témoin, à peine est-il arrivé dans la Terre des Exilés. Mais peut-être qu'à l'avenir, tout cela changera. Que sont les convictions d'un homme face à la survie ?



Messantia. Cité aux mille navires. Cité des marins, des marchands, des soulards et des soudards. Serpentant en son sein, jusqu’à finir sur une embouchure, le fleuve Khorotas sert autant à l’acheminement de voyageurs, soldats et marchandises, que pour le quotidien des habitants de la Cité. Connue pour être un des plus grands et importants carrefours commerciaux d’Hyboria, hommes et femmes de toutes origines, de toutes ethnies, se rencontraient et se côtoyaient quotidiennement. Que ce soit pour les affaires, du marchand Ophirien les charrettes chargées de joailleries, aux dattes et charmes magiques des Stygiens, ou des voyageurs, osant braver les dangers des eaux pour atteindre plus rapidement leurs destinations, tous, un jour ou l’autre, finissaient par voir leurs pas les mener dans l’une des nombreuses cités portuaires d’Argos. Tout se monnayait ; Même la vie des Hommes. Les juges Argossiens, qui s’occupaient de la Justice des Cités, avaient la fâcheuse tendance, à plus écouter la voix mêlée au son métallique de l’or, que celle des innocents, cherchant becs et griffes à défendre leur liberté. Une Cité où tout peut être trouvé et acheté… Ou presque.

Elpis. Un nom de navire qui déteint, en ce monde troublé, où dangers antiques, guerres, famines, précarité et maladies règnent en maîtres. Pourtant, fréquente est son utilisation. Une promesse, un espoir d’un bon augure pour la vie de ce navire, ainsi que de son équipage. Commandée par l’un des Juges de la Cité Marchande, une coquille, aux doux airs de galères, prenait peu à peu forme non loin des quais, abritée dans un atelier. Affairé  à achever la coque, un homme ; trapu, à la chevelure, ainsi qu’à la barbe frisées et brunes, œuvrait avec précision sur ce qui était la plus grande commande de sa vie. Rares, étaient les charpentiers de marine à être remarqués par les puissants locaux, surtout dans une Cité aussi peuplée que Messantia. Généralement, ces élites, préféraient passer commande auprès des corporations de métiers. Plus riches, mieux équipées, avec une main d’œuvre plus nombreuse, s’attirant ainsi les meilleurs contrats. Les clients les plus humbles, pas assez riches ou ambitieux pour faire appel aux guildes, se rabattaient alors sur les quelques artisans indépendants. Qui subsistaient comme ils le pouvaient, à cheval sur la précarité, voguant d’un petit contrat à un autre. Pêcheurs, petits marchands, contrebandiers discrets et navigateurs néophytes, se répartissaient entre les divers charpentiers, le long du quartier du Port. Argossiens, Zingariens, et parfois quelques rares Aquiloniens, erraient le long des quais, passant d’une taverne à l’autre, à la recherche d’un charpentier de marine assez sobre pour écouter ce qu’ils avaient à leur proposer. Peut-être, que ces longues années passées à fabriquer de petits navires avaient payées. Peut-être, qu’un marchand aux humbles origines et moyens avait atteint des sommets et offert une bonne publicité auprès des puissants de ce microcosme qu’était Messantia. Il ne savait pas. Ses mains calleuses continuaient de raboter le bois. Le temps venait à manquer, et l’accastilleur n’allait pas tarder à venir achever son travail. Installant les voiles, les cordes, ainsi que les équipements commandés par le Juge. Le Brun ne le connaissait point. Il avait pour habitude, après ces vingt-six années passées à fabriquer des coques et des mâts, de faire appel à une vieille connaissance. Un vieil ami et compagnon de taverne, Pélias, un accastilleur qui faisait autant partie des meubles que le Barbu sur cette partie du port. Mais les puissants ont leurs propres desseins, leurs propres désirs, et le Juge avait exigé que ce soit un Corporatiste qui soit engagé. Il ne les aimait pas. A l’annonce de cette nouvelle, bien que silencieux, il ne put empêcher ses bruns et épais sourcils de se froncer. Les Guildes voulaient toujours plus. Elles étaient chères, et causaient régulièrement la faillite d’artisans indépendants qui ne pouvaient plus résister en voyant le prix des matières premières augmenter, et les contrats se raréfier. Avec ce contrat, l’espoir, Elpis, refaisait surface. Avec tout cet or, l’Argossien pourrait engager des apprentis, et s’associer avec Pélias. Ils n’auraient alors plus à s’inquiéter des Corporatistes, et si le Juge est satisfait, alors, sans doutes, d’autres contrats de cet acabit suivraient. Du moins, là était sa théorie, ses rêves, ses désirs.

« Kadmos ! », s’écria une voix nasillarde en provenance des quais. Les mains calleuses abandonnèrent marteau et ciseau à bois, avant de se précipiter vers la sortie de l’atelier, grandes portes ouvertes. A l’extérieur, ébloui par un Soleil déjà haut dans le ciel, après plusieurs heures passées à travailler dans l’obscurité, mouettes et passants créaient un brouhaha incessant qui couvrait les appels qui se réitéraient à l’horizon. Un homme, assez frêle d’apparence malgré sa grande taille, au visage pointu hâlé par l’astre solaire, se tenait au bout des quais, ses mains en visière, visiblement à la recherche du Brun. Une moue de mépris vint creuser ses rides en reconnaissant l’homme : Le Corporatiste. Ses pas le menèrent à contrecœur, vers lui. Il savait pourquoi il était ici. Il était en avance, de quelques heures. Il n’avait pas terminé, et il allait devoir attendre avant de poser ses longues mains sur des centaines d’heures de besogne. L’idée, déjà, ne l’enchantait guère. C’est déjà chargé d’arrière-pensées sur ce qu’il aimerait lui faire avec un rabot, qu’il se retrouva en face de l’ouvrier de la guilde. « Enfin ! Je pensais que je n’allais jamais vous trouver au milieu de ces taudis ! Comment un homme de vôtre talent, peut-il besogner au milieu de ces bons à rien et indigents ? Vous devriez vraiment songer, à vous rallier à une corporation ! », Exprima-t-il avec un dédain à peine voilé. Seul un petit grognement de frustration fut lâché en guise de réponse par le Charpentier. L’homme, qui semblait à peine se soucier de lui, continua dans sa tirade : « La coque et les mâts sont terminés ? Mes esclaves attendent de pouvoir installer les voiles, et apporter un peu de vie, d’âme, dans ce corps que vous avez fabriqué. » Des asservis ? L’absence de musculature et de calles sur les mains sur Corporatiste s’expliquait… S’ensuit alors, un long et stérile débat sur le manque de temps pour le Charpentier. Il restait encore quelques poutres à fixer et à étanchéifier avant de pouvoir le confier aux soins de l’Accastilleur. Mais ce dernier ne semblait que peu intéressé quant aux explications du Barbu, et finit par conclure : « Deux heures, pas plus. Mes Maîtres, estiment que vous avez eu largement assez de temps pour terminer. Peut-être que le Juge s’était trompé sur vos compétences… » Une rage latente se contenait en lui. Le Brun n’avait qu’une seule envie, envoyer ce blanc-bec suffisant, nager avec les sirènes dans les profondeurs du port. Deux heures. C’était impossible.

Le temps passa très vite, et malgré toute la bonne volonté appliquée pour terminer la coque du navire, deux poutres manquaient encore, et l’étanchéité était encore à faire. Le crépuscule commençait déjà à poindre sur l’eau turquoise de Messantia, les derniers navires rentraient au port dans un ultime bal, avant de laisser les équipages se reposer, et s’appauvrir dans les auberges, après une journée enrichissantes pour leurs capitaines et passagers. Trois coups puissants raisonnèrent contre le bois de la porte de l’atelier, indiquant l’arrivée fatidique du Corporatiste et sa suite. Le vieux charpentier s’en alla à reculons, la boule au ventre, ouvrir ce qui le séparait de son échec. Son Magnum Opus. Son tremplin pour ses vieux jours. Tout s’effondrait. Tout était imparfait. Il avait échoué. Peut-être avait-on voulu le voir échouer. Une autre tentative mesquine de la part des guildes, pour couler les rares artisans encore indépendants, cela n’étonnerait personne. ‘Kadmos’, ne serait qu’un nom de plus sur une longue liste d’oubliés. Les lourdes portes en bois s’écartèrent pour laisser entrer un visage sévère, déjà préparé à ce qu’il allait voir. Il savait. Cela n’était guère compliqué à deviner. « Vous me décevez, Kadmos… J’en attendais plus de vous. J’en parlerai au Juge dès demain. », Siffla-t-il. Malgré cet échec, l’ouvrier de la guilde, laissa le Barbu terminer à la hâte, ne se privant guère de lâcher de temps à autres quelques piques sur sa supposée incompétence. Les poutres manquantes prirent rapidement place, fixées à la hâte, et l’étanchéité fut faite, sans avoir pu être testée. Sans laisser le temps pour quoi que ce soit, à peine le Brun put-il commencer à souffler, que les esclaves s’empressèrent de décharger le matériel et de commencer à l’installer sur le pont encore vierge, du navire. La nuit sera courte, et la soirée, longue. Le Charpentier s’en alla trouver réconfort dans sa taverne favorite, y retrouvant son vieil ami, se laissant aller dans les bras des quelques filles faciles qui animent le bouge.

Le chant des mouettes débutait aux aurores, animant les premières danses des débardeurs qui chargeaient à la première heure les navires, les apprêtant pour leurs proches départs. Les miasmes du port vinrent délicatement chatouiller les narines du Barbu, son crâne douloureux, comme abritant une charge de Cimmériens. Le vide pouvait se faire sentir sous sa dextre, qui pendait de tout son poids vers des eaux encore sombres. Sa senestre chercha appui et provoqua la fuite d’une bouteille d’ouzo vide, roulant sur les pierres du quai. Finalement, il avait pu dormir quelques heures… C’était le grand jour. Avec son armée d’esclaves, l’accastilleur avait déjà terminé de préparer l’Elpis. Le Juge viendrait personnellement superviser la mise à flots de sa nouvelle acquisition, accompagné de quelques marchands hauts placés et autres chefs de guildes. Le Charpentier ne revint pas de la soirée à son atelier, le laissant grand ouvert, entre les mains du Corporatiste et de ses esclaves. Plans de la galère entre les mains. Ses genoux, légèrement écorchés, vinrent à nouveau frotter contre les pierres grises, verdies par les algues, tandis que ses mains trouvèrent appui auprès d’une bite d’amarrage. Quelques heures passèrent, soignant la pépie à l’aide de quelques litres d’eau, et se débarbouillant dans les eaux troubles du port, lorsqu’une main aux longs doigts s’apposa sur son épaule. Se remémorant alors ceux d’une des filles de joie de la taverne, un léger sourire fit son apparition sur le visage encore humide du Brun, qui se releva et vint chercher le regard de la belle d’un soir. Mais lorsque son dos fit face aux flots lointains de l’Océan, le sourire disparu rapidement, ses yeux rencontrant ceux pleins de dégout de l’accastilleur, visiblement outré d’avoir dû aller chercher lui-même le Charpentier dans cet état pitoyable. Le Soleil avait pris place dans le ciel, venant calmement brûler la peau asséchée par la soif du Barbu. L’absence de brise, rendant insoutenable les odeurs de la marée mélangée à celle du sel. C’était l’heure. L’heure de voir sa honte s’en aller sur les flots. Son pessimisme disparut quelque peu en apercevant la galère terminée, comme du baume au cœur, fièrement installée sur des rondins pour sa mise à l’eau. Les voiles, d’un bleu similaire à celui du ciel, parsemée de motifs marins à la couleur sanguine, mêlée à ses gravures sur le long de la coque, entourant les rames qui furent fraîchement installées, peut-être y avait-il encore un peu d’espoir. Peut-être que l’Elpis méritait son nom. Tous étaient là. L’acastilleur, le Juge, les responsables de plusieurs guildes, quelques arrivistes œuvrant en tant que suivants et courtisans auprès du Magistrat. Tous arboraient des sourires de façade, coupes de vins épicés déjà en mains. Le Juriste vint saluer de façon formelle le Charpentier, tout en conservant habilement son sourire marchand, avant de prendre place sur une estrade, et de faire un discours. Il annonça le premier voyage de cette galère : rejoindre la Cité portuaire voisine, avec à son bord sa jeune épouse, afin qu’elle puisse rendre visite à sa famille. Les préparatifs étaient presque terminés. Les esclaves prirent places sur les bancs, prêts à ramer, le garde chiourme, fouet en main, s’installa à l’arrière de la galère, non loin de la tente de plaisance, avant de voir monter plusieurs mercenaires, engagés pour assurer la sécurité de la passagère. Il ne manquait plus que celle-ci. D’une robe satinée d’une pourpre royale, aux parures dorées chargées de pierres précieuses, c’est une jeune femme à la silhouette frêle et gracile, à la chevelure cachée sous un voile, dont la couleur brune fut trahie par quelques mèches rebelles, et au visage humblement masqué par un tissu à la transparence légère, ne laissant aux yeux de tous, que deux fières émeraudes sur une peau légèrement hâlée. Le Juge l’accompagna jusqu’à la tente, avant de se retirer. Une corne perça l’air de son chant, provoquant la fuite des mouettes, et annonçant le départ. Rapidement, les esclaves poussèrent la coque, tandis que d’autres tiraient sur des cordes pour guider le navire, afin de correctement le conduire jusqu’aux flots. La Galère s’en alla fièrement au large, insufflant une vague de bonheur et de fierté au Charpentier, jusqu’à ce que le navire, aussi large qu’une coque de noix à l’horizon, vint doucement s’enfoncer dans les profondeurs et eaux. Sans voix, un silence s’installa. Sans avoir le temps de comprendre, des hommes en armes s’emparèrent du Barbu, et l’entraînèrent à la suite du Juge, avant d’être condamné à l’exile… Un monde s’effondre… Laissant sa place à un nouveau.

Kadmos, condamné à l’exile pour meurtres, sabordage d’une galère, et arnaque sur un Juge Argossien.


Dernière édition par salmstorms le Sam 4 Aoû - 1:38, édité 1 fois (Raison : Oubli)
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