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Identité du personnage
Nom du personnage: Cyrcée
Métier (MTERP): Thaumaturge
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Cyrcée

le Jeu 5 Juil - 22:51


   Nom du personnage :
   Cyrcée

   Age :
   25 ans

   Ethnie :
   Métisse Darfari / Stygienne

   Religion :
   Aucune

   Alignement :
   Chaotique Neutre

   Métier MTERP :
   Thaumaturge

   

   Taille :
   1.65 m

   Poids :
   54 kg

   Apparence :
   Port altier, traits nobles et racés dus à ses origines stygiennes, des yeux d'un vert clair qu'elle sublime d'un trait de khôl noir, peau cuivrée, elle a aussi deux canines limées en pointe dont elle semble très fière.

   Personnalité :
   Ancienne esclave, très souvent souriante et affable, Cyrcée se déplace d'une démarche sensuellement chaloupée, presque féline.

Ses yeux d'un vert d'eau très clair semblent être une fenêtre vers son âme, et luisent régulièrement d'une lueur amusée, moqueuse, malicieuse, parfois charmeuse... Mais les plus observateurs pourront sûrement y déceler un éclat carnassier, voire prédateur lorsque son sourire devient plus affûté, dévoilant ses canines faites pour déchiqueter.

Elle dit s'y connaître un peu en poisons.

   

Cyrcée est le fruit du viol de sa mère Darfari par son père, Stygien, homme influent, ayant en charge la levée des impôts.

Afin de mater les envies de fuite de la mère, il la laissa accoucher pour lui arracher sa fille dès sa naissance, la gardant comme moyen de pression.

Durant les dix premières années de sa vie, Cyrcée ne vit jamais sa mère, qui elle, put, parfois, la voir lorsque son père le lui permettait.

Ayant hérités des traits fins des stygien, elle fût élevée comme sa fille, entourée de soie, luxe et richesse, ne se doutant par des sombres desseins qu'ourdissait son père à son égard.

A la pré-adolescence, la jeune métisse commença à montrer des signes d’indépendance qui déplut fortement à son géniteur. C'est pour tempérer son caractère fougueux qu'il ordonna à un esclave de lui apprendre l'alchimie. Mais, alors que l'homme ne devait lui apprendre que de simples potions et onguents, il lui enseigna aussi secrètement l'art des toxines, gagnant suffisamment la confiance de la jeune femme pour qu'elle lui permette d'avoir une vie plus confortable.

Puis vint l'adolescence, et c'est à cette période qu'elle appris les origines sauvages de sa mère. Son père la surprit alors qu'elle était en train de se limer les canines, bien décidée à continuer avec le reste de sa dentition.

Il l'en empêcha brutalement et la jeta devant sa mère, lui crachant au visage, puis, fit battre à mort la femme sous les yeux de la jeune métisse.

C'est la nuit même qui suivie ce carnage qu'il pénétra dans la chambre de celle qu'il avait toujours appelé sa fille, et c'est en la violant qu'il lui fit savoir quel serait son avenir : Un simple sacrifice pour le Dieu Set, elle n'était rien de plus.

De jeune fille stygienne bien élevée elle passa à esclave sexuelle de son père, qui poussa même le vice jusqu'à faire venir des prostituées pour qu'elles apprennent à la jeune femme toutes les techniques érotiques et luxurieuses pouvant plaire à ses désirs pervers.

Durant la dizaine d'années qui suivit, Cyrcée fut prise en charge par plusieurs câtins qui lui apprirent à user de ses charmes et de son corps pour obtenir ce qu’elle voulait.

La métisse fut une élève douée, qui, patiemment, appris à se servir de son corps, tout en peaufinant ses connaissances en toxines.

Toujours affable et souriante, elle accepta les assauts de son père sans un mot, cherchant à lui faire oublier qu'il lui avait promis qu'elle servirait de sacrifice.

Malheureusement, peut-être que lui l'oublia, mais les Prêtes de Set, eux, vinrent chercher leur dû le jour de ses vingt-cinq ans.

Elle supplia de passer encore une nuit auprès de son « père » ce qui lui fût accordé. Le soir même, elle s'enduisait les lèvres d'un poison, au risque de se tuer elle-même puis, après que son géniteur l'ai embrassé brutalement, elle le regarda mourir lentement, en souriant, lui parlant calmement de sa mère qu'il avait fait tué, de son dégoût pour lui, alors qu'il étouffait devant elle.

Elle réussit à s'enfuir mais, malheureusement, fut rattrapée quelques jours plus tard, ne savourant sa liberté qu'un court instant.

Elle fut jugée coupable de parricide, et impropre à servir de sacrifice au Dieu Set, à la place, elle fut crucifiée.

Elle se retrouve maintenant sur la terre des Exilés, cherchant, comme beaucoup, à survivre et ce, quelque que soit les moyens pour y parvenir.
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Re: Cyrcée

le Mer 18 Juil - 14:03
Elle se rassit lentement en soupirant, essayer de dormir ne servait à rien... Ses rêves étaient empuantis par l’odeur de chair et de cheveux brulés, étouffés par le bruit gargouillant d’une gorge à la plaie béante.  

Elle posa ses paumes sur ses yeux, les pressant fortement en serrant la mâchoire avant de les rouvrir, fixant le noir de la nuit.  

Une de ses mains voleta sur la maigre peau de bête sur laquelle elle avait vainement tenté de se reposer. Elle grimaça en sentant les poils rêches, elle plutôt habituée à vivre entourée de soie fine, de fourrures délicates, d’encens aux parfums les plus suaves, elle en était réduite à dormir dans une case en grès, puant les excréments et le sang mâché à veiller sur un colosse noir qui ne lui parlait qu’avec un dédain à peine voilé ou par des grognements de bête.  

“Mais qu’est-ce que tu fiches ici ?”  

Elle s’adossa sur le mur derrière elle, les yeux se perdant dans la pénombre devant elle, laissant son esprit s’évader en-dehors de cette prison gigantesque que formaient ces terres, à défaut de pouvoir le faire elle-même.  

Elle avait violemment rejeté la culture Stygienne quand elle avait appris, au détour d’une conversation volée, qu’elle était une bâtarde. Une demi-sauvage, une demi-cannibale.... Une demi-rien.  

Sa vie avait basculé à partir de ce moment-là, et c’est aussi à cette période qu’elle avait commencé à vouloir se renseigner sur cette race qu’elle ne connaissait pas.  

Elle avait balayé d’un revers de main les informations sur un soi-disant Dieu mangeur d’hommes, sur des sauvages territoriaux au caractère belliqueux.  

Son côté d’enfant romantique, bien à l’abri dans sa prison dorée les avait fantasmé, s’imaginant courir des plaines verdoyantes aux côtés d’êtres souriants alors même que son père ahanait au-dessus d’elle, des repas où ces “Darfaris” chantaient et riaient autour d’un feu quand son géniteur la forçait encore et encore chaque soir.  

Ces mêmes êtres sauvages, épris d’une liberté qu’elle n’avait pas, la soutenaient lors des nombreux enseignements licencieux que des maîtresses de la luxure lui donnaient sous les ordres de son Souverain paternel.

“Va-t'en ! Fuis ! Tu n’as rien à faire chez eux !”  

C’est vers ces êtres, qu'elle avait sublimé durant des années, qu’elle avait cherché à aller une fois arrivée en Terres d’Exiles. A la recherche d’une famille dans laquelle elle serait en sécurité.

Elle frémit un instant, ses yeux encore aveugles dans la noirceur de la nuit. Maintenant qu’elle les connaissait, elle se rendait compte qu’elle aurait pu être tuée sans même réussir à leur parler.  

Deux de ces chers Darfaris fantasmés s’étaient approchés d’elle. Un colosse aux yeux fauves, et une adorable jeune femme aux superbes traits fins, les deux d’un noir d’ébène, la peau étrangement scarifiée.

Prise dans son envie de pouvoir enfin connaître sa demi-race, habituée à ce que l’on cède à ses caprices grâce à ses courbes et son sourire, elle n’avait pas vu le danger. Ils n’auraient pas été tous deux blessés, l’auraient-ils écouté ? Peut-être pas. L’auraient-ils tué ? Pourquoi pas.

Quoi qu’il en soit, elle avait été accueillie, avec méfiance et curiosité dans ce clan.... Voulant ardemment en connaître les traditions, coutumes, habitudes, grisée par l’idée de bientôt pouvoir être leur égale, courir à leurs côtés comme elle l’avait si souvent désirés. Elle avait cru son rêve enfin devenir réalité.

“Tu n’es pas une des leurs, ils ne veulent pas de toi !”

Mais la vérité avait été, comme d’habitude, bien plus brutale et elle avait été de déconvenues en déconvenues.  

Yog, ce Dieu cannibale existait.... Il les rendait fous, elle serait obligée de les fuir durant ce qu’ils appelaient la lune rouge, au risque de se voir tuée ou, pire, de devoir y participer et manger de la chair humaine.

Elle n’arrivait pas à comprendre leurs codes, leur mode de vie. Tous plus étranges les uns que les autres.

Sankari, celle qui l’avait sauvée et lui avait appris l’existence de ce clan, une sorte de feu follet, tout le temps en mouvement. Elle bousculait la métisse dans son petit confort avec une spontanéité déconcertante.  

Hawaka, dont la seule pensée lui glaçait le sang. Une femme au regard mauvais et dont émanait une telle froideur qu’on aurait pu la croire taillée dans de la glace noire. Elle avait craché à la métisse qu’elle serait une malédiction pour le clan, et Cyrcée commençait à la croire...  

Unathi, leur Chef, un être étrange, au regard vif, à la voix marmonnante, un sage mais dans le corps d’un enfant.... Elle avait été captivée par l’aura puissante que cette petite créature hirsute dégageait.  

Demba, qui aurait sûrement fait des envieuses avec sa peau si belle et si bien épilée. Un Darfari éduqué et racé, le seul avec qui elle se sentait des affinités et en même temps, celui qu’elle voyait le moins. Il venait, comme apparaissant de nulle part, pour repartir aussi vite, la laissant frustrée de ne pouvoir lui parler.

Näya, nymphe étrange, un mélange de femme enfant, qui pouvait être d’une naïveté désarmante pour que, soudain, une sauvagerie sanguinaire lui déforme ses traits si juvéniles. Celle avec qui elle aimait partager des moments doux, tout en pureté, le rire en cascade de la jeune femme l’apaisant. La seule avec qui son rêve de courir les plaines serait, peut-être, une possibilité.

Et puis lui.... Nobo... le fauve à la peau noire. Le plus sauvage et dangereux de tous, celui qu’elle avait cherché à fuir après une violente dispute où elle avait fini à terre avec la furieuse envie de lui arracher le visage de ses ongles. Unathi l’avait fait revenir. Depuis, elle cherchait à attirer l’attention de cet homme, pourquoi ? Même elle ne le savait pas, ou se refusait farouchement de se l’avouer. Mais rien n’y faisait, quoi qu’elle fasse, l’homme ne faisait que la rabrouer, grognant, haussant des épaules ou ne lui jetant qu’un coup d’oeil pour s’en détourner.

“Tu n’as rien à leur prouver ! Ce ne sont que des êtres arriérés !”

Le jour se levait lentement, commençant à doucement réchauffer sa peau si pâle à côté de la leur.

Elle devait partir, elle n’avait rien à faire au milieu de ces indigènes à qui elle voulait prouver des choses dont ils se moquaient éperdument. C’était elle qui était venue ! Ils n’avaient pas besoin d’une “blanche” parmi eux.

Elle retournerait dans un clan plus civilisé, où ses compétences d’Alchimiste ne seraient pas traitées de sorcellerie, où elle pourrait dormir dans un vrai lit, dans une maison aux murs solides, et non pas sur une toile rêche dans une hutte aux murs de boue.

De toute façon, ses rêves s’étaient écroulés, il ne restait rien des jolis petits êtres qu’elle avait fantasmé, aucune plaine verdoyante, aucun chant et encore moins de rires cristallins.

Elle partirait sans se retourner... Qu’ils restent avec leur dieu qui n’avait rien à envier au serpent hideux des stygiens.

Elle n’était pas comme eux !  

Alors ?..... Alors pourquoi la seule idée qu'ils pourraient être attaqués lui arrachait un rictus carnassier, quel était ce grondement sauvage semblant sortir tout droit de ses entrailles en les imaginant blessés ?

“Mais pourquoi n’es-tu pas encore partie !”


“.......Parce que je suis chez moi............”  
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