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Date d'inscription : 24/04/2018
Messages : 4

Identité du personnage
Nom du personnage: Solveig
Métier (MTERP): Prêtre d'Ymir
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Solveig

le Mar 24 Avr - 21:36
Nom du personnage : Solveig
Age : 28 ans
Ethnie : Aesir
Religion : Ymir
Alignement : Neutre
Métier : Zélote


Taille : 1m78
Poids : On ne demande pas son poids à une dame. (78 kg)
Apparence :
Dotée d’une certaine musculature, résultat d’un bon nombre de raids et de combats, l’œil vif et perçant, Solveig possède une chevelure dorée typique des Aesirs, une carnation claire, ainsi que des traits de visage plutôt agréables, remercions les raids qui ont permis de sélectionner les plus belles pouliches d’Asgard.


Personnalité :
À découvrir en jeu.


Lorsque je suis née, le vacarme des épées se faisait assourdissant dans la vallée qui entourait mon village.
Alors que la lame de mon père y rugissait, ma mère, elle, hurlait sur cette paillasse. La femme qui l'aidait à me délivrer de ma prison de chair était la sœur de celui qui m'y avait mise.

Libre. Enfin.

Un corbeau croassait sur le rebord de la fenêtre. Symbole de la Mort omniprésente, d'un passage d'un état à un autre. Vous savez ce que l'on dit, une mort pour une naissance. C’est alors que je poussai mon premier cri victorieux, car je venais de m'évader. Cependant, la bataille ne faisait que commencer. Et toute ma vie, je me battrais.

Or, à cette époque, je l'ignorais.

L'âge de l'enfance et son innocence me permirent d'ouvrir les yeux une première fois sur le chemin que je devrais suivre, plein d'espoirs. Je n'ai jamais connu mon père, mais les fils de celui-ci, que j'appelais affectueusement mes frères, auront su le remplacer. Grâce à eux j'ai appris à marcher, à courir, à parler, à me défendre et surtout, à ne pas craindre le monde qui nous entoure.

Comme je suis née le même jour où il a trépassé, l'on m'a confiée son épée. Celle qui pleurait les larmes des corps qu'elle a pu pourfendre alors que ma mère et moi nous nous combattions. J'arrivais trop tôt, mais je voulais être libre.

L'âge ingrat ne fit qu'accentuer cette volonté. Dans la vallée, le chant du fil des lames contre les boucliers continuait de faire rage. Les jeunes femmes se liaient jusqu'au trépas avec les hommes, et pendant que ceux-ci allaient défendre notre liberté, elles s'occupaient de la descendance et de la vie quotidienne. Cela incluait de se battre pour défendre nos possessions et les nôtres. Rares sont les femmes du Nord incapables de se protéger.
Vingt ans après ma naissance, rien n'avait changé.

Chaque jour, cet hymne à l'existence, qu'elles aient ou non en cellule de chair un prisonnier issu du devoir conjugal. Chaque jour, ces même couplets, ces mêmes chants, ces mêmes corbeaux continuant de croasser.
Et moi à cette époque, je m'entraînais avec mes frères, afin de rejoindre les rangs des braves qui repoussent l'envahisseur et qui choisissent les abattus.

L'âge adulte et ses mystères se développant, je me déplaçais avec aisance sur le champ de bataille, que ce soit à la course, ou entourée des loups de la contrée, venus nettoyer la plaine des restes de ceux qui sont tombés.
Dans la faible lueur de l'aurore et ses brumes glacées, dotée de mon bouclier et de l’épée de mon père, je partis au combat avec une troupe de guerriers et guerrières de mon clan.

Nous allions nourrir les aigles. Les feux se mirent à rugir dans la vallée et les cadavres de nos ennemis s’amoncelaient. Quelques-uns d’entre nous étaient tombés, mais nous tenions bon. Il nous fallait le cheval de mer, grâce à lui, nous pourrions arpenter la route des baleines, obtenir davantage de trésors et mener d’autres grandes batailles afin d’honorer Ymir.

Le joyau des cieux se reflétait sur les glaces et sur les lames, nous aveuglant cruellement par moments, mais nos armes continuaient de mordre nos ennemis sans répit. Alors que nous étions entourés des corps sans vie de nos adversaires, je levai les yeux vers le crâne d’Ymir. Un croassement se fit entendre, suivi de plusieurs autres. C’est alors que retentit un cor et que la terre se mit à trembler sous le fracas de troupes qui eurent tôt fait de nous encercler. Nous avions attaqué l’établissement d’un Roi.

Aussi vaillamment que nous combattions, nous fûmes bientôt submergés par les assauts ennemis. Alors qu’une lame mordit ma chair à travers mon armure épuisée, ma vision se troubla et je m’écroulai sur le sol glacé dans une mare de sang, tant le mien que celui de nos ennemis. Engourdie par la douleur, je levai faiblement les doigts vers l’étendue céleste.

Les ténèbres commencèrent à se lever. J’accédais au Walhalla.

Du moins, c'est ce que je croyais alors que je sombrais dans l'inconscience...
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