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Date d'inscription : 25/10/2017
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Zahra

le Ven 3 Nov - 13:34



Nom du personnage :
Zahra
Age :
La vingtaine
Ethnie :
Shémite
Religion :
Aucune
Alignement :
Chaotique bon
Métier :
Couturière/Armurière


Taille :
160 cm
Poids :
53kg

Apparence :
En l'apercevant simplement, Zahra renvoie l'image d'une jeune femme au teint halé, plutôt jeune, à priori fragile de par sa petite taille et son poids plume. Il n'est pas rare de la croiser à traîner dans un coin ou l'autre, sans autre raison apparente que se promener, découvrir lorsque le danger est minime. Élancée et relativement souple, elle n'éprouve pas de réelles difficultés à se hisser sur les hauteurs, à se faufiler où son corps l'y autorise. De plus près alors, son visage arbore des traits fins et plutôt doux, ses yeux aux couleurs de l'émeraude rendent parfois son regard insistant, pourtant neutre. Ses cheveux, aux teintes de l'ébène sont constamment ramenés à l'arrière, tressés le long de son dos. A son arrivée sur les terres de l'Exil, son visage, au même titre que son corps sont exempts de cicatrices apparentes.

Personnalité :
Zahra est en premier lieu assez calme et plutôt discrète. Elle ne cherche pas à s'imposer ou bien à faire valoir ce qu'elle pense, préférant observer. Si à prime abord, elle peut quelques fois paraître assez ouverte aux autres, elle semble ne pas s'épanouir dans les regroupements et préfère souvent les éviter. Elle s'efforce de rester droite et honnête face à chacune des situations qui se présentent à elle. Elle ne masque que très rarement ses intentions. Dans des cas plus rares, néanmoins, elle n'est pas épargnée de fourberie, parfois imprévisible pour elle-même. Ses idées, ses avis sont généralement bien arrêtés et bien tranchés et lorsqu'elle estime avoir raison, têtue, il peut-être difficile de l'en dissuader. Souvent, elle cherche à se rendre utile plus qu'à être spectatrice. Il n'est pas rare qu'elle propose ou bien vienne en aide à qui le demande pour autant que cela reste dans la limite de ses moyens.
Fidèle, elle ne recule devant rien lorsqu'il s'agit de ceux qu'elle apprécie, quitte à se mettre en péril, la vie des siens n'a pas de prix.



Loin du confort de la ville, loin du regard des hommes, Zahra vit le jour au milieu du désert. Fruit d'une union bâclée, interdite, à peine née, elle était déjà destinée à rejoindre l'un des étalages commerciaux, à même titre que ces objets, toutes ces tenues transportées sur le dos des chameaux. La seule certitude était peut-être qu'elle rapporterait un peu plus que ces vulgaires babioles issues des contrées les plus reculées. Sans remords, sans même la moindre question, sa mère, consciente qu'elle ne pourrait l'élever sans l'aide de sa tribu, avait capitulé quant au sort de l'enfant.

Les mois avaient pourtant passé, une première année s'était écoulée depuis sa naissance. Ce n'est qu'aux portes de Stygie qu'une femme s'intéressa à la petite. Ils s'étaient échangés des mots dans une langue inconnue. Marchander, c'était cela aussi, maîtriser plusieurs langues, plusieurs dialectes pour trouver des acheteurs, toujours plus d'acheteurs. Elle avait les traits doux, mais savait dès lors très bien ce qu'elle voulait. Sans se faire prier, elle déposa une bourse pleine sur l'une des planches qui faisait office de comptoir. Elle pointa du doigt la petite assise dans le sable, à l'ombre du soleil. Quelques mots encore et elles quittèrent le camp Shémite, Zahra dans les bras.

C'est en Stygie qu'elle sera élevée, avec de nombreuses autres fillettes, comme elle. Durant les premières années de sa vie, elle a reçu l'éducation nécessaire pour être capable et de lire. Plus grande alors, elle aura appris à tisser, à réparer et à créer à partir des tissus qu'elle confectionnait. Du linge, des draps, des tenues, des coussins. Tout ce qu'il était possible de créer à partir de quelques fils de soie. Des pièces, qui une fois terminées, ornaient chacune des pièces du palais pour lequel elle confectionnait.
Quelque temps après sa majorité et suite à un entretien avec l'une des dames plus haut placée du domaine, elle fut amenée à quitter les ateliers dans lesquels elle œuvrait jusqu'alors afin de cette fois, occuper l'une des pièces du palais. À partir de ce moment-là, elle fit face à un autre mode de vie. Maintenant devenue femme, elle apprit qu'elle devait, par tous les moyens possibles, mettre son corps en valeur afin de s'attirer les grâces et les envies. Au début, elle avait trouvé agréable de susciter la convoitise, de plaire, par le regard d'autrui.

C'était agréable jusqu'à ce qu'ils viennent poser leurs sales pattes sur son corps. Au premier coup, elle avait cru à une petite inattention. Elle s'était alors reculée en le fusillant du regard. Une fois, et puis deux fois, pour finalement ne plus s'y opposer, car il était sois disant normal de les y laisser faire. Jusqu'à ce que l'un d'eux en veuille plus, elle était pourtant habituée à le voir. Un homme, d'un certain âge déjà, qui pourtant paraissait si gentil. Elle avait été docile et conciliante jusqu'à une certaine limite. Il n'en pouvait plus, il en voulait toujours plus. Il lui arracha, dans la douleur ce qu'elle avait, à l'époque, su préserver durant deux années consécutives à se trémousser devant les regards de ceux qui voulaient bien s'y adonner. Elle garda le silence, honteuse.

Plusieurs semaines se seront écoulées avant qu'il ne revienne, puis n'ayant eu aucun écho de cet incident, il n'avait rien à craindre. Si ce n'est finalement le sort qu'elle lui avait destiné dans la plus grande discrétion. Patiemment, calmement, elle avait attendu qu'il s'installe tandis qu'elle lui souriait faussement. Plusieurs jours auparavant, elle avait réussi à emporter l'un des couteaux qui traînaient dans la cuisine du domaine. Un bref instant d'inattention lui aura suffi pour qu'elle lui porte un premier coup dans l'abdomen et plus il hurlait, plus elle s'acharnait à en rajouter. Très rapidement, elle fut maîtrisée et sortie de la pièce avant d'être aussitôt enfermée.

Elle passa quelque longues semaines, seule, enfermée dans ce qui ressemblait plus à une sorte de cellule plutôt qu'à une chambre avant de recevoir la visite de cette étrange femme, qu'elle avait croisée lorsqu'elle changea de l'atelier pour la chambre. La solitude commençait à la détruire peu à peu, elle disjonctait souvent. Le pas déterminé, pressé, elle pénétra dans la petite pièce accompagnée d'un homme. Après lui avoir jeté un regard noir, elle lui murmura, sans moindre autre précision : « Puisses-tu survivre là-bas et regretter amèrement la vie qui t'avait été offerte ici. » Zahra reçu un coup violent à la tête et tomba raide au sol.

Sa peau brûlait. Sa gorge était totalement sèche et ses membres douloureux. Réveillée, elle mis un long moment avant de réussir à ouvrir les yeux. Difficilement, elle fit un tour d'horizon, le soleil, le sable l'aveuglait. Elle percevait au loin plusieurs croix, des ossements avant qu'elle ne lève finalement les yeux sur la sienne. Vide, et elle au sol, désormais destinée à survivre.
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Re: Zahra

le Jeu 29 Mar - 22:46


*Sur les murs de cette prison, aux lueurs doucement rosées, quelques mots retranscrits sur le bois des murs. Avec le temps, ils s'effaceront, ils n'étaient de toute façon constitués que de charbon...*

"Aujourd'hui, c'est avec le cœur léger que j'écris mes derniers mots.
C'est le cœur léger que je m'en irai avec le sentiment d'avoir réussi ce que j'avais entrepris.
Je ne suis pas malheureuse, je ne suis pas triste, pas plus que je n'ai peur.
Les larmes coulent, seules sans que je ne puisse les refréner, pourtant je suis heureuse.
Heureuse d'avoir évolué auprès de personnes que rien ne pourrait encore égaler.
Heureuse de ne pas m'être égarée et d'être restée moi-même face à tout ce passé.
D'avoir su aller au bout des objectifs que je m'étais fixé et de ne pas avoir perdu la raison.
Les seuls regrets que j'emporterai seront ceux d'avoir été contrainte au mensonge.
Au silence dans lequel j'ai été plongée et à toutes ces choses que j'ai du taire.
Les derniers se dirigeront vers ceux que j'ai aimé, que je n'ai pu honorer décemment et dignement.
C'est le repos qui m'attend, la paix tant recherchée.
Je suis heureuse, j'ai réussi, pour eux et pour lui."


*La lettre Z signe ces quelques lignes. Pourtant simple, il arbore quelques traits, ressemblant aux calligraphies et arabesques stygienne.*

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