Les Mystères des Terres de l'Exil intègre son mod MTERP
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Re: Antigone

le Lun 8 Jan - 20:58
Antigone, sa mort, son exile et ses choix
Chapitre 5 :

Mon corps s'affaisse, épousant un peu plus ce sol poussiéreux à chaque secondes d'agonie...
Ma respiration se fait de plus en plus difficile, je suffoque, mon diaphragme se contracte mais plus assez fortement puisque je ne régurgite rien. Ma salive s'assèche et se transforme en bulles verdâtres, sous les yeux des deux hommes qui admirent la fin de ma vie.


Traqué plusieurs heures, Xiuh était un voisin discret. Il habitait dans la grotte corrompue aux araignées devant chez nous. Lorsque j'avais enfin pu mettre la main dessus, j'ai pu comprendre comment cet homme pouvait vivre ainsi dans un tel lieu. C'était un magicien qui savait chasser la corruption. Un homme aux puissants sorts qui n'avait pas voulu me faire confiance dans un premier temps. Mais j'avais vite compris que c'était l'une des clefs qui pourrait me faire sortir de cet enfer de l'exile lorsque je n'ai pas vu de bracelet à son poignet. C'était une personne libre, qui était venue de son plein gré dans ces terres. Hyun-su avait pu discuter avec lui dans sa langue natale car il était lui aussi Khitan. Evidemment, j'avais rapidement négocié pour sortir d'ici, me soumettant de ce fait à son interprète. Par la suite, il accepta mon aide en échange de mon vœu d’évasion.
Plus tard, alors que j'étais seule au clan, une détonation c'était faite entendre venant de la grotte aux araignées, puis une sorte de tremblement de terre. J'avais vu un homme sortir des lieux. Il avait la peau et les cheveux clairs et lorsqu'il me vit, s'est mit à courir. Aucun moyen de l'arrêter, j'ai pensé qu'il avait causé du mal à Xiuh, alors je l'ai blessé et pourchassé. Mais malheureusement, une armure lourde dans un désert est un gros désavantage pour courir vite, je l'avais donc laissé filer. Plus tard j'ai appris qu'il faisait partie des Lanciers. Un de plus qui allait m'en vouloir dans ce clan.
Xiuh m’appelait. Des araignées, par centaines s'étaient réveillées. Il ne pouvait plus vivre dans cette grotte et les araignées risquaient d'envahir tout l'exile. Il fallait donc éradiquer le problème rapidement. Les détonations avaient été faite selon lui par des pictes, probablement l'homme que j'avais poursuivi en faisait partit.
Les autres clans, alerté par le bruit, sont arrivé en renfort pour m'aider à éliminer cette menace d'arachnides. Bien sûr, Resan et Ashran étaient là en plus de certains membres de la Harde de l'ours. Les deux hommes n'ont cessé de nous insulter, mon clan et moi durant tout le combat. J'avais gardé la tête haute durant tout le combat et je ne m'étais pas laissé impressionner, sachant pertinemment qu'ils se feraient détester pour ces paroles déplacées dans un moment aussi tendu. Ça n'avait pas loupé.
Xiuh avait par la suite proposé à une personne de descendre avec lui pour voir l’ampleur des dégâts dans la grotte. Resan voulant montrer sa bravoure s'était présenté volontaire. Je l'étais aussi mais le danger était réellement présent, alors je l'ai laissé volontiers prendre la place, il valait mieux que ce soit lui qui meurt.
Ashran, perdait patience avec les longues explications du magicien, avait eu la bonne idée d'entrer dans la grotte sans protection contre la corruption. Resan l'avait suivit... Les deux hommes avaient démontré leur stupidité devant tout le monde. Xiuh dû venir les chercher et me les confier par la suite alors qu'ils étaient à moitié mort. J'avais donc deux hommes à mes pieds, inconscients, qui m'avaient menacé maintes et maintes fois de mort. Personne n'était là, aucun témoin... L'envie de mettre fin à leur jours m'avait traversé l'esprit. Je regrette de ne pas l'avoir fait aujourd'hui, si j'avais su... En plus Deanna qui venait d'arriver, était prête à m'aider pour cela. Mais c'était trop risqué, des personnes pouvaient arriver à tout moment. J'avais donc abandonné l'idée et demandé à Deanna de les soigner, les mettant à l’abri des vagues d'araignées.



Plus tard, c'était donc Cormac, Deanna et moi qui sommes descendu. J'avais mené l'expédition dans la grotte pour pouvoir détruire la reine pondeuse ainsi que tous les nids. Cela avait été compliqué, mais nous y sommes parvenu. Tout le long, mener des civils, être aussi peu organisé a été un vrai chaos. J'aurais pu mieux diriger les opérations si chacun avait écouté. L'essentiel c'est que nous y sommes parvenu, non sans mal puisque j'avais finis à mon tour par tomber à nouveau à cause des araignées. Une nouvelle fois, j'avais donc pu goûter au plaisir de la sensation du réveil dans le Temple de Set. A chaque fois, je m'étais réveillé dans un état second. Cette fois, une envie meurtrière c'était à nouveau réveillée. J'avais fui pour ma sécurité et celle des autres. Deanna ne voulait pas me lâcher, j'ai manqué de la tuer ce jour là je crois. Ce qu'il faut savoir, c'est que cette gamine, je l'appréciais profondément malgré tout. Mais elle manquait de prudence. Je l'avais alors prise sous mon aile dès le départ. Déjà parce qu'elle avait des idées similaires aux miennes et parce que je savais qu'elle pouvait me soutenir. Mais aussi parce qu'elle savait soigner et qu'elle appréciait espionner. Elle ma rapportait pas mal de choses. Je l'avais même demandé d'espionner les Lanciers pour qu'elle puisse me donner les habitudes de vie de Resan notamment et cela l'occupait et lui donnait de l'importance. Je la réprimandais quand il le fallait et lui donnais de nombreux conseils pour qu'elle s'améliore. Nous étions complices toutes les deux depuis un moment déjà.




Le temps passait, les histoires aussi, mais plus personne ne venait réellement me parler. Le clan de l'Hydre était peu à peu devenu une annexe des Lanciers. Il faut dire que les membres passaient plus de temps là bas qu'au clan. Deanna avait trouvé des amies l
et se faisait former par la femme de Resan pour les soins. Hyun-su passait tout son temps à construire des bâtiments chez eux et Zahra elle, toujours aussi discrète, je ne la voyais plus beaucoup non plus. Morgul lui, s'était éprit d'elle et ils passaient le plus clair de leur temps ensemble. Je n'étais même plus au courant des histoires principales et de la suite des événements. Hyun-su avait été nommé second chef du Clan, lorsque Morgul n'était pas présent. Tout devenait tellement mou et illogique. Les lanciers nous envahissaient et convertissaient chacun de nos membres.
Alors, lorsque Resan s'était présenté à moi pour que je m'excuse pour ce que je lui avais fait, par fierté premièrement, j'avais refusé, mais à la demande de chacun, j'avais finis par céder. Ashran le retenait de me frapper, Zahra me parlait comme à une enfant pour que je mette fin à cette tension... Je ne pouvais me soumettre à leur conneries. Alors pour apaiser les esprits, je me suis "excusé" de cette manière :
-"Je regrette Resan, j'aurais dû m'y prendre autrement".
Bien sûr j'aurais dû le donner en sacrifice au lieu de demander à Sothis d'en faire un esclave. Voilà mes vrais regrets. Mais personne n'en savait rien. Resan s'était peut être sentit estimé je ne sais pas, mais dans tous les cas, les Lanciers s'étaient apaisé auprès de moi.
Même si Ashran avait continué à me menacer si je ne lui disais pas où était Huadai, la prêtresse de Derketo.




Parce que je ne contrôlais plus rien, parce que je savais que Resan, Ashran et l'homme que j'avais failli tuer à la sortie de la grotte des araignées auraient saisi la première occasion pour me tuer ou tuer un de mes espoirs de sortie à savoir la prêtresse de Derketo. Parce qu'aussi, j'avais eu confirmation que mon clan que j'avais fait naître n'était plus que l'ombre des Lanciers. Je me devais de reprendre le contrôle. Il m'était impossible de vivre une vie passive ici et de me faire planter un couteau dans le dos par une personne que je pensais être mon alliée. Je me devais d'avancer pour prendre les rênes en mains et sortir de cette prison.

J'avais donc commencé par Morgul qui se faisait bêtement influencer par Zahra. Je savais qu'il n'était pas vraiment épris d'elle et qu'il avait toujours eu des vues sur moi. Et il ne me déplaisait pas non plus à dire vrai. C'était un homme fort, qui savait parler lorsqu'il le fallait. Mais c'était un homme influençable. Il ne fallait pas que ce soit Zahra qui le manipule car elle m'éloignait de lui, volontairement et il me l'avait d'ailleurs confirmé. Alors je lui ai fais comprendre que j'avais besoin de lui, que les autres membres n'étaient que des marionnettes des Lanciers et qu'il fallait mettre un terme à tout ça. Je lui avais donc proposé un autre marcher pour l’appâter et qu'il devienne mon compagnon d'arme : l'aider à tuer Asrat, son ennemie jurée qui avait tué deux de ses amis, dont Zahira. Malheureusement, elle était la compagne d'Akhoris et je ne souhaitais pas lui faire du mal. Je lui avais donc demandé de m'accompagner pour mes autres plans macabres, à savoir tuer les membres importants des Lanciers. L'idée était donc d'affaiblir ce clan, voir même l'anéantir pour reprendre le contrôle. J'aurais accepté les membres des Lanciers sans qu'ils ne sachent que nous avions tué leur chefs. Morgul avait comprit ma détresse et était d'accord avec mon plan. C'était donc là que tout à commencé.

Dans un premier temps, il fallait renforcer le clan en vue de guerres si les Lanciers et les Pictes venaient à nous attaquer. J'avais donc demandé à ce que les barrières soient renforcées et que des piques puissent être plantées tout le long pour que plus personne ne puisse escalader. C'était simple de mettre ça en place puisque la majorité des membres étaient absent. Et étant donné que plus personne ne se méfiait réellement de moi, ils m'ont laissé faire sans me poser de question. Puis, j'avais demandé à ce qu'on agrandisse mes appartements. Tous ces travaux, je les ai demandé à deux architectes : l'un qui se trouvait au sein de notre clan, un nouveau qui se nommait Valerius et à Sarah, qui étaient une des servantes de Sothis. Bien sûr, je n'avais pas oublié de leur demander de me monter déjà quelques murs pour que je puisse les transporter et le assembler moi-même. L'idée était de camoufler les travaux que j'allais effectuer dans un lieu caché pour faire une prison et salle d'exécution. Mes connaissances d'ingénieur m'avaient permises d'assembler tous ces kits, non sans mal, moi-même. Personne ne s'était douté de rien. Personne sauf Morgul ne connaissait l'emplacement de ce lieu.

Quelques jours plus tard, Ashran qui habituellement vient toujours accompagné, était venu nous voir, seul. Morgul et moi étions là, Deanna et Valerius aussi. J'avais donc fait en sorte de tous les éloigner pour que Morgul, Ashran et moi puissions "discuter" ensemble. A ce moment là, j'avais pensé que c'était l'occasion idéale pour l'attraper. Ce n'était évidemment pas ma première cible, mais il faisait partit de mon plan. J'avais donc saisi l'opportunité en le faisant regarder Valerius qui, dans les hauteurs de l'Hydre faisait des travaux étranges. Il avait alors levé la tête pour l'observer et j'étais passé derrière lui pour lui faire un étranglement. L'homme, surpris, ne s'est même pas défendu. A terre, inconscient, Ashran avait été prit au piège. Deanna nous tournait autour dangereusement. Je savais qu'elle avaient des liens de plus en plus fort avec les Lanciers, alors je lui ai demandé de s'occuper de ses affaires en me disant bêtement qu'elle allait m’obéir et que ça allait la retenir le temps que Morgul l'emmène. Ce qu'elle avait d'ailleurs fait dans un premier temps. J'aurais dû soit l'impliquer, au risque qu'elle raconte tout, soit l’assommer et la ligoter à son lit le temps qu'on fasse le travail. Le stress m'avait empêché de réfléchir, alors je l'avais laissé libre. Quelle erreur !
Morgul m'avait attendu, il n'aurait pas dû. Il aurait dû fuir jusqu'à la prison avec Ashran dans ses bras, mais il ne l'avait pas fait, nous mettant en danger.
Finalement, j'avais pu laisser Deanna à l'Hydre et moi rejoindre Morgul pour emmener notre proie dans sa prison. Je lui avais posé de nombreuses questions, notamment vis à vis des la prêtresse de Derketo. D'après Ashran, les Lanciers voulaient eux aussi la protéger. Mais je ne pouvais croire une personne qui était allé jusqu'à me menacer de mort pour la retrouver. Dans tous les cas, si nous l'avions relâché à ce moment là, il nous en aurait voulu et ça aurait attisé à nouveau les tensions. Et ça, je ne le souhaitais pas. Surtout que j'avais travaillé à ce qu'ils ne puissent plus autant m'en vouloir et commençaient tous peu à peu à m'apprécier. J'avais même sauvé Resan d'une mort certaine juste avant, pour prouver ma bonne foi. Alors nous ne pouvions revenir en arrière Morgul et moi. Alors, après ce qu'il nous ait supplié maintes et maintes fois de le tuer, après qu'ils nous ait dit que de toutes façons ses jours étaient comptés à cause de sa corruption qu'il ne souhaitait pas se faire soigner.




Alors, lorsqu'il m'avait demandé de dire à Elenna qu'il l'aimait et que ses dernières pensées lui revenaient, j'ai demandé à Morgul de l’exécuter.
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Re: Antigone

le Ven 12 Jan - 23:46
Antigone, sa mort, son exile et ses choix
Chapitre 6 :

Morgul avait enfoncé sa lame dans le gosier d'Ashran, mettant fin à ses jours. Ce fût bref malgré ses quelques râles d'agonie. Nous n'avions pas fait cela de manière cruelle car tuer ne nous procurait aucun plaisir. Ashran était malgré tout un homme qui avait un certain pouvoir d'attraction, je n'avais pas forcément de haine envers lui, mais malheureusement, il était une des personnes qui m’empêchait d'avancer comme il se devait et je n'avais trouvé aucun autre moyen de mettre fin à ce problème aussi rapidement que sa mort. Dans tous les cas, comme il l'avait dit lui-même avant que Morgul ne le tue, il allait mourir à cause de sa corruption. Si j'avais su que sa mort était si proche, je pense que nous n'aurions rien fait contre lui. Mais il était trop tard pour avoir des regrets.
Finalement, à me menacer de mort, c'est Ashran qui avait fini ainsi.



Nous avions donc porté son corps à la cité maudite pour éviter qu'on puisse le trouver facilement. J'avais recouvert de sable ce cadavre encore chaud pour que le temps puisse faire son travail. La lourdeur de la culpabilité et de la corruption m'avaient fait rapidement sortir du lieu maudit, laissant derrière-moi Morgul quelques instants. Ce que je ne savais pas à ce moment là, c'était que quelqu'un nous avait vu porter ce corps et le cacher. Une silhouette était passée devant moi en courant lorsque je l'avais aperçu. Je ne pouvais pas la laisser filer et qu'elle puisse rapporter nos méfaits aux autres car mon plan allait tomber à l'eau. J'étais donc partis à la poursuite de cette femme masquée, jusqu'au désert des Chiens. Elle s'était coincée entre une montagne et un trou qui menait vers une petite oasis en contre bas, proche de l'Hydre. Je l'avais alors attrapé, la maintenant fermement au dessus du vide pour lui poser des questions avant sa sentence. J'avais pu vite comprendre qu'il s'agissait en fait de Deanna, qui une fois de plus avait fourré son nez là où il ne fallait pas ! Je l'avais pourtant prévenu que d'espionner tout et n'importe quoi finirait par la tuer ! Ce que je ne savais pas, c'est que c'était moi qui devrait me charger de le faire. Mais pourquoi ne m'a t-elle pas écouté, pourquoi ?! Je ne pouvais pas la laisser filer, c'était impossible, un jour ou l'autre elle l'aurait raconté... Je ne voulais pas non plus qu'elle me fasse du chantage sur ce secret. Deanna bordel, tu me faisais faire quelque chose d'horrible ! Je n'avais donc pas le choix que de la pousser d'un coup de pied dans ce trou (HRP : This is sparta !).



La petite était toujours aussi vive et parvint à s'extraire de justesse de mon emprise. Alors la course poursuite était repartie. J'avais quand même pu lui donner de nombreux coups d'épée pour l'arrêter, mais, bonne archère, elle avait réussi à me planter deux flèches. Une dans la cuisse et une autre dans l'épaule. Nos esquives respectives étaient chacune bien maîtrisées ce qui a fait durer ce combat un moment. Après avoir vidé son carquois, elle s'était à nouveau mise à fuir, sous ce cagnard. Encore une fois, mon armure lourde m'avait sauvé des flèches, mais son poids et la chaleur qu'elle m'apportait à eu raison de moi. Elle fuyait vers les Lanciers, et n'ayant moi-même pas la maîtrise de l'arc, je n'avais pas pu mettre fin à sa cavale sans m’effondrer sous cette chaleur étouffante. Par chance, à mon réveil, j'avais pu voir qu'elle n'avait pas remarqué mon état et m'avait laissé. Elle devait être déjà trop loin. Je m'étais ensuite dirigé vers la première oasis pour enfin me rafraîchir et boire. Il fallait que je repasse à l'Hydre, prendre ce dont j'avais besoin et fuir. Morgul ne m'avait pas suivi et j'étais maintenant seule. Deanna allait tout raconter et les membres de l'Hydre m'auraient étripé un jour ou l'autre pour ce que j'avais fait. Il fallait donc que je me cache. Mais mes blessures m'empêchaient d'avancer rapidement. Heureusement, je savais que Deanna était probablement chez les Lanciers et que les membres de l'Hydre n'étaient pas encore au courant. Alors j'avais pu faire un sac rapidement et m'étais établis dans un camp abandonné, non-loin du Clan, un peu en retrais pour me soigner. Bien sûr, je n'avais aucune réelle connaissance en soins, mais j'avais pu récupérer les nombreux bandages et potions d'aloé que portait Ashran. Elles m'avaient donc sauvé d'une mort certaine. Épuisée, j'avais fini par m'endormir, la peur au ventre.

Le lendemain, j'avais entamé la seconde partie de mon périple. Je savais que Sothis me recueillerait car jusqu'ici, j'avais prouvé à son Clan que j'étais avec eux surtout après que nos liens se soient accentués lors des nombreux rituels que j'avais pu faire. De plus, je savais qu'elle n'appréciait pas Ahsran ni les Lanciers, alors c'était le seul lieu où je pouvais être protégée. Morgul devrait lui aussi se douter que j'irais me réfugier chez eux. Je savais qu'il saurait me retrouver.
Par chance, je n'avais croisé personne lors du chemin. Mais je me doutais que la moitié de l'exile était déjà à notre recherche car les nouvelles allaient vite. Prenant mon courage à deux mains, j'avais marché malgré la douleur. J'avais lutté pour ma vie toute une journée pour arriver enfin en haut de ces escaliers qui mènent au Temple de Set. Ce fût Sarah, l'architecte et servante de Sothis qui m'avait accueillie. Elle avait eu vent de ce que j'avait pu faire à Deanna et avait peur de moi. Elle ne souhaitait pas me faire rentrer. Heureusement, Akhoris était arrivé et m'avait fait monter pour me soigner. Soulagée d'être enfin entre ses mains et d'être à l’abri. L'abri était malgré tout partiel car il fallait malgré tout que je me méfie chaque instant de chacun.
Comme imaginé, Morgul était arrivé peu de temps après. Sothis avait accepté notre présence le temps que je me remette de mes blessures. Ils avaient peur pour Asrat qui logeait régulièrement au Temple car ils savaient que Morgul voulait sa peau. J'avais donc dû prendre la parole, ne laissant pas Morgul parler.
- "Je veillerais personnellement à ce que rien ne soit fait à Asrat et nous nous soumettons à toi Sothis. Nous souhaitons travailler pour toi et nous commencerons lorsque j'irais mieux".
Sothis avait accepté après avoir interrogé Morgul. Il n'avait de toutes façons pas le choix s'il voulait survivre et s'était donc également soumit à cette demande.



Le lendemain, Morgul était déjà repartie en cavale, me laissant seule sur ce rocher. J'observais les arrivées au tout début des escaliers, proche du Temple. C'était le point le plus agréable car je pouvais anticiper les venues, mais aussi le plus dangereux car j'étais proche du vide et n'importe qui pouvait arriver dans mon dos et me pousser. Alors, lorsque j'avais entendu des pas, je m'étais rapidement retournée, pour découvrir Xiuh, que je n'avais pas vu depuis notre combat contre les araignées. A ma plus grande surprise, il semblait heureux de me revoir et attristé de mon état et de mon sort. Alors, il m'avait proposé de me soigner magiquement dans le dortoir pour les esclaves, où je m'étais également installé un coin pour dormir. Je lui avais raconté mon histoire et ma raison de ce meurtre et de cette fuite. Il voulait m'aider, connaissant ma volonté de sortir pour retrouver mes enfants et mon mari. Il savait que j'étais prête à tout pour cela et que je l'aiderais dans ses quêtes, aussi difficiles seraient-elles. Alors, pour que je puisse à nouveau marcher correctement, il m'avait lancé un sort sur ma cuisse. Son sort m'avait paralysé la jambe un bon moment. C'était miraculeux car tout s'est résorbé sous mes yeux. Mais je ne pouvais ni me lever, ni marcher pour l'heure, le temps que le sort s'estompe.
C'était à ce moment là, précisément, lorsque je ne pouvais plus bouger, que mes détraqueurs avaient fait éruption au Temple. Tous étaient monté sans autorisation, menaçant ainsi les serviteurs de la prêtresse s'ils ne leur donnaient pas Morgul et moi. Aux voix, j'avais pu reconnaître Elenna, Resan, Zahra et bien d'autres. Il m'avait semblé qu'ils étaient tous là, tous les exilés que j'avais côtoyé étaient venu nous chercher. Les Lanciers, les membres de l'Hydre et la Harde de l'Ours. Tous ! L'un d'eux, un nouveau je crois, avait alors menacé Akhoris de le tuer s'il ne nous livrait pas. A ce moment là, j'avais supplié Xiuh de faire quelque chose. Nous étions tous deux enfermé ensemble, à quelque mètre de cette meute qui ne voulaient qu'une chose : ma mort.
J'étais paralysée à cause de ma jambe, au sol, sans armure, encore blessée à l'épaule... J'étais plus que faible, je ne pouvais absolument rien faire. Le stress était à son comble mais Xiuh n'avait pas hésité une seconde et avait commencé à incanter. D'après ce que j'avais pu entendre, leurs armes étaient devenues brûlantes et Akhoris fût libéré de l'emprise de son assaillant. Après de longues conversations, ils avaient décidé de descendre, me laissant alors pour l'heure. Soulagée, j'avais enfin pu souffler, puis me relever car le sort avait enfin fait effet. Je pouvais remarcher comme avant.

Je pouvais observer du haut de ce rocher, mes geôliers. En effet, presque tous les Clans étaient là en bas à m'attendre. Ils avaient monté des campements et avaient barricadé le bas du roc pour ne pas que je puisse fuir, j'étais encerclée. Ce qu'il ne savaient pas, c'est que Morgul lui, était dehors. J'avais peur pour lui et le temps passait tellement lentement. Je n'avais rien à faire, juste à les observer et à attendre.



Parfois, je devais me cacher dans un faux plafond que l'architecte Sarah avait conçu. J'étais alors enfermée durant des heures à entendre quelques mots. Ce fût particulièrement intéressant car certaines fois, les invités de Sothis étaient entre eux et ne savaient pas qu'ils étaient alors écouté. Tous étaient des hypocrites, tous, sans exception. J'entendais et je voyais beaucoup de choses. J'ai pu au final bien comprendre que la pire des personnes n'était clairement pas moi dans cet exile, mais qu'on se valait au final tous ou presque. Nous étions dans l'exile, je ne pouvais de toutes façons pas attendre mieux d'eux. Les idées des sentences à notre égard étaient nombreuses. J'avais d'ailleurs été surprise de l'imagination de certains pour faire souffrir. Lorsqu'il s'agit de se venger ou d'avoir le droit de le faire, là la cruauté ressort bien plus franchement, même dans la bouche de certains qui se disent bien plus juste et sain d'esprit que moi. Eux qui se pensaient supérieur à mes actes, ils ne valaient clairement pas mieux. Quelle bande d'enfoiré. Je regrette d'autant moins mon geste, ça m'aura permise de les connaitre. Comme j'avais pu voir qui était vraiment Resan à l'époque.
Étonnement, la personne qui m'avait le plus surprise dans le bon sens était Sothis. Elle était seule à vouloir nous protéger. Et l'affront qu'ils avaient fait à ses gens et son Temple avait accentué cette volonté de nous préserver. Cela dit, j'avais tout de même des doutes sur elle. Elle avait accepté le marché de Resan qui était qu'il lui devait un lourd tribut, en échange de Morgul et moi. D'après ses dires, ça nous laissait le temps de monter un plan contre eux. (HRP : je n'en parlerais pas plus pour ne pas trop spoil ^^).



J'avais préféré la croire et lui faire confiance. Mais pour mettre toutes les chances de mon côté et pour être protégée une nouvelle fois par le dieu qui m'aura le plus aidé dans cet exile, j'avais alors demandé à Sothis de me convertir au Dévoreur et de servir ainsi Set dans mes actions. J'avais longuement réfléchi. Délaisser Anu pour le dieu que j'avais longtemps considéré comme celui que je méprisais de par sa noirceur n'avait aps été chose aisé... Je me rendais bien compte que Set était au final le seul qui m'avait montré que je lui devais ma vie. Le Serpent était bien plus puissant que les autres dieux et je ne pouvais nier qu'il était grand et qu'avec une telle prêtresse et des actions de ma part en sa faveur, je ne pouvais qu'être protégée et ce pour encore longtemps. Alors, pour ne pas que Sothis vende l'un des siens, parce que je le devais par respect pour une telle divinité, je me suis convertie. Ce fût le dernier rituel que j'avais alors dû faire. Je pense avoir manger, pour la première et la dernière fois du sang humain, un cœur probablement, avec du sang de démon et certainement d'autres ingrédients. C'était étrange mais ce rituel et cette soupe m'avaient transformé ! Je me sentais forte, sûre de moi. La peur avait diminué et la confiance en moi en Set et en Sothis avaient grandit. Je ne m'étais jamais sentie aussi bien depuis mon exile qu'à ce moment.



Après le rituel de conversion, je m'étais alors dirigé vers Morgul qui m'attendait. Le bonheur était à son comble.
Je savais quil le voulait depuis si longtemps, alors je lui ai donné, sous la pluie, notre premier baiser.
Je savais enfin qu'ici, j'étais accompagnée de personnes qui m'aimaient et voulaient me protéger. Je savais qu'ici, il y avait les plus puissants sorciers et prêtres de l'exile qui me soutenaient. Sothis, Xiuh et Huadai. Ils avaient besoin de nos forces Morgul et moi pour accomplir des missions et ils m'avaient promit qu'ils feraient tout pour m'aider à sortir de l'exile en échange. Peut-être était-ce de la naïveté, mais je leur faisais confiance. Ils m'avaient montré depuis un moment qu'ils tenaient à moi. Enfin ! J'avais trouvé des personnes complices avec qui je pouvais échanger et créer des liens. Et avec Morgul, un nouvel amour était né. Je n'avais pas oublié mon mari, mais je voulais vivre cet amour avec lui ici.
Finalement, j'avais trouvé les alliés et le lieu idéal pour arriver à mon objectif. Et je servais le dieu le plus puissant de ces terres. Je partageais désormais toute la complicité avec Morgul, pour qui je reconnaissais une loyauté sans faille. J'en avais tellement besoin dans ces temps où je m'étais sentie si seule. Paradoxalement, ce fût le moment le plus joyeux de mon exile. Je ne m'étais pas sentie aussi vivante depuis si longtemps.



Le lendemain, nous étions partis Morgul, Akhoris Xiuh et moi récupérer dans des anciens égouts l'essence d'une créature pour un rituel dont avait besoin Sothis. Nous étions heureux de pouvoir enfin servir à quelque chose ! Ce ne fût pas une mince affaire puisque des armées très nombreuses de mort-vivants étaient présents. J'avais d'ailleurs perdu connaissance et à mon réveil, ma jambe, toujours la même, avait été brûlée. Décidément... La douleur était difficilement supportable mais j'avais pu tout de même aider jusqu'au bout de notre quête. A notre retour, nous craignons tous de croiser nos geôliers. Fort heureusement, personne n'était présent. Et nous pouvions rentrer sans fracas dans notre prison dorée.



Je faisais souvent des rencontres sur ce rocher qui abritait le Temple de Set, puisque les visites étaient nombreuses. Mais une qui m'avait marqué fût celle d'Hadastan. C'était un esclavagiste qui voulait me faire un peu sortir de mon lieu de détention. Alors tous deux, nous allions nous promener. J'appréciais son côté aventurier et j'en avais plus que besoin après ces longues journées d'ennuie à observer l'horizon en buvant du vin. Sothis m'avait autorisé à sortir, avec de quoi cacher mon visage mais toujours accompagnée. Morgul était repartit en cavale il fallait bien que je trouve une autre personne qui pouvait m'accompagner.
Ce n'était pas la première fois que nous nous promenions, mais cette fois-ci, il souhait absolument voir mes ennemis de plus près. Je m'étais assurée qu'il ne me portait pas de piège avant de le diriger vers les Lanciers. J'étais si proche d'eux, mais en pleine journée, je n'avais pas osé m'approcher. Ça aurait été tellement stupide de se faire avoir ainsi. Mais il fallait que je comprenne les failles de leur forteresse pour pouvoir un jour les attaquer. Alors Hadastan s'était approché et était revenu me faire le point. Malheureusement, à ce moment là Resan et Deanna rentraient de balade et nous avaientt vu. J'avais demandé à Hadastan de me suivre, mais pour une raison qui m'est encore inconnu il ne l'avait pas fait. Les flèches fusaient et un rhinocéros noir me coursait, je n'avais pas pu m'arrêter. J'étais alors revenu le soir, mais ils n'étaient plus là. Je m'en voulais car c'était la deuxièmes personne que je laissais dans les mains des lanciers. Mais je ne pouvais clairement pas rester, ça aurait été du suicide, surtout avec un tel équipement. Je ne savais alors pas si Hadastan était encore en vie ou avait monté un marché avec eux pour me livrer car il n'était pas revenu. J'ai appris plus tard qu'Hadastan aurait été tué par Resan malheureusement. Dommage, je l'appréciais sincèrement et il aurait pu être un réel allié.

Quelques jours plus tard, j'étais revenu sur les lieux avec Morgul pour comprendre de nuit quelles étaient les failles du fort des Lanciers. Il y en avait quelques unes. C'était parfait pour les infiltrer et poser des jarres et autres produits explosifs pour les détruire. Je ne voulais pas en arriver là mais le plan était clairement de rayer les Lanciers de la carte. J'avais des alliés de taille pour mettre a exécution ce plan. Cela faisait bien trop longtemps qu'ils devaient leur tribut à Sothis et qu'ils l'avaient insulté. Les Lanciers nous empêchaient d'avancer dans nos projets car nous ne pouvions sortir tranquillement. Dans tous les cas, chaque personne qui se mettrait désormais sur notre chemin allaient finir par être tué. Cela ne s'annonçait guère agréable et surtout très sanglant mais il le fallait, nous n'avions plus le choix.



Alors que nous étions entrain d'observer dans l'obscurité la forteresse, trois personnes nous sont passées devant, à quelques centimètres, sans nous voir. Pour ne pas risquer une nouvelle fois de nous faire voir, nous avions alors repris la route rapidement. Je voulais passer par l'Est car je savais que ça n'était pas leur chemin et qu'il était peu emprunté. Je voulais aussi montrer à Morgul le lieu où nous devions nous retrouver s'il y avait un problème au Temple. Morgul m'avait alors fait remarquer que nous étions suivi par trois personnes. Manque de chance, ce lieu était habituellement désert. Nous nous étions mis alors à courir pour fuir. Après une course effrénée, cette fois-ci sans armure lourde, j'avais pu courir bien plus vite. Morgul lui, s'était arrêté, pour reprendre son souffle. Les trois hommes l'avaient rattrapé. Je ne pouvais pas le laisser seul, mais je ne pouvais pas revenir non plus car je savais que c'était probablement pour signer mon arrêt de mort. Deux, contre trois hommes forts... Je ne pouvais le laisser lui, qui m'avait suivit jusqu'ici. Je ne pouvais laisser Morgul seul. Alors j'étais retourné sur mes pas. Nous étions tous deux masqué et ne portions pas un équipement reconnaissable mais nous avions malgré tout de très belles armes qui ne pouvaient être maniées que par des personnes expérimentées. Alors j'avais tenté de parler différemment, de leur raconter des histoires. Mais l'un deux avait finit par perdre patience et nous avait envoyer une orbe, ce qui avait annoncé le combat.
Tout d'abord, nous avions bloqué leur chef et essayé de le mettre à terre, mais les deux autres se sont rués sur moi et ne m'avaient alors laissé aucune chance. Leur coups étaient rapides et violents. L'armure de cuir et de tissu que je portais n'avait pu me protéger.



A mon réveil, j'étais ligotée, le masque enlevé. J'avais pu reconnaître Resan, le chef des Lanciers et celui qui voulait ma peau depuis tant de temps, Tchaikovski, l'homme que je pensais être un picte que j'avais blessé alors qu'il sortait de la grotte aux araignées après qu'elle se soit effondrée et Magwo, un homme picte que j'avais aidé. Autant dire que ça n'était pas les hommes les plus doux de ces terres. Mon regard s'était ensuite posé rapidement sur mon compagnon. J'avais alors pu voir son corps mais... Sa tête avait été réduite en bouillie ! Une douleur intense m'avait alors envahit, pas celle de mes blessures physiques, mais celle de la perte d'un être cher. La haine m'avait alors fait faire la seule chose que je pouvais : mordre le mollet de Resan qui était à portée. Je lui avais arraché un beau bout sous la rage et les pleurs, pour le recracher à ses pieds. Malheureusement, j'avais oublié qu'il ne ressentait pas la douleur, ma morsure était juste esthétique pour lui.
Puis dans un geste tout aussi barbare, Tchaikovski avait alors traîné le corps de Morgul à l'eau pour le faire exploser avec des jarres. Ainsi, les poissons pouvaient alors le manger sans laisser de traces. Après ma première souffrance qu'ils me firent subir, ils m'avaient alors assommé.

A mon réveil, j'étais dans des geôles. Pourquoi m'avaient-ils laissé en vie ? Ils m'observaient, fiers de leur prise. Resan voulait me faire souffrir longuement, Elenna et Deanna aussi apparemment. Ils ne voulaient pas me voir morte tout de suite, ils voulaient me faire subir toutes les souffrances possible. Était-ce équitable ? Pas vraiment. Alors, malgré toutes les questions qu'ils me posaient, je ne leur donnais aucune réponse car je savais de toutes façons que j'allais manger et ce durant de nombreuses semaines. Je ne voulais pas me soumettre car dans tous les cas, je n'avais pour l'heure aucune issue.

Resan m'avait par la suite laissé avec Tchaikovski comme gardien. Cet homme n'avait cessé de dire que dans d'autres circonstances, il m'aurait suivit car il appréciait les femmes fortes telles que moi et que dans son pays, j'aurais été une Reine. Il m'avait alors demandé une dernière faveur : "Lorsque que tu seras devant ton Dieu, dis-lui que Tchaikovski le défie". En échange, il m'avait alors défait les liens et donné du poison. Il ne souhaitait pas me voir souffrir.

J'avais pu voir là le signe que Set était avec moi. Il m'avait sauvé des griffes de ces monstres en me faisant venir vers lui par le poison, tout en laissant planer le mystère sur mes actes incompris. Jamais mes ennemis ne pourraient avoir les réponses tant attendues, jamais !



Cette mort est la plus belle qui soit pour un suivant du Dévoreur, je peux donc le rejoindre et je retrouverais mes enfants dans l'au-delà, lorsqu'ils me rejoindront à leur tour.

Merci, je suis libérée.

Je me sens alors partir, laissant ma chair se pétrifier en cédant mon dernier souffle empoisonné, emplir l'air putride, qu'ils finiront par respirer et leur laisser un goût amer.

Je serais vengé un jour, je le sais.
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