Les Mystères des Terres de l'Exil intègre les mods TERPO et MTERP
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Date d'inscription : 03/09/2017
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Caesonia Benedictus

le Dim 3 Sep - 20:38




Nom du personnage :
Caesonia Benedictus
Age :
24 ans
Ethnie :
Aquilonienne
Religion :
Mitra
Alignement :
Neutre strict
Métier :
Cuisinière/Couturière




Taille :
1m60
Poids :
55 kilos
Apparence :
Caesonia est une femme que l'on pourrait qualifier de jolie. Bien que petite de par sa taille, sa silhouette féminine est attrayante de par ses courbes et par la délicatesse qui s'en dégage. Sa peau bronzant difficilement même sous le soleil Stygien, elle a gardé son teint pâle qui trahit la vie de luxe qu'elle a vécu dans le passé. Elle possède une chevelure rouge dont elle prend soin, la coiffant la plupart du temps en un faux bob lorsqu'elle la désire courte ou les nouant parfois en une natte élégante lorsqu'elle désire se faire coquette. Ses yeux verts gris peuvent donner l'impression aux individus qu'elle rencontre qu'elle sonde leur âme tant son regard est pénétrant. Elle a quelques taches de rousseur qu'elle affiche fièrement. Elle se maquille très peu, un relent de sa condition passée, mais il lui arrive d'imiter les stygiens en décorant ses yeux d'un trait dessiné à l'aide d'un khôl.

Signes particuliers :
Elle possède de nombreuses cicatrices dans le dos qui sont dues aux nombreux coups donnés à l'aide bâtons de roseaux.

Personnalité :
Étant donné le statut de son père, Caesonia aurait pu devenir une enfant gâtée, égocentrique mais ce ne fut pas le cas. D'un naturel polie et calme, elle était gentille parfois même trop avenante avec les serviteurs de sa famille selon sa mère.
Au milieu de son adolescence cependant, elle revêtit deux visages, l'un pour plaire à ses parents et l'autre qui ne se laissait pas prier pour laisser exploser les sentiments bien sombres qui la rongeaient de l'intérieur. Dans une journée, elle pouvait être calme, discrète, élégante, mais aussi agressive, renfermée et sauvage.

Évidemment cela changea quelque peu lors de ses péripéties dans le désert en territoire stygien, elle devint aussi manipulatrice, montrant un visage angélique pour mieux poignarder dans le dos sa victime. Elle ne le fit cependant pas par plaisir mais par nécessité. Car malgré tout cela, la petite fille au cœur tendre, réside toujours en elle au plus profond de son être.




Caesonia a vu le jour dans une maison noble à Tarantia se trouvant en Aquilonie appartenant à une famille quelque peu aisée où chaque homme devait un jour ou l'autre intégrer l'armée. Le patriarche, Caesius Benedictus, occupait un poste élevé au sein de l'armée, mais comme il n'était qu'un être humain après tout, il cherchait sans cesse à accroître son influence, son pouvoir... Il avait déjà de par le passé réussi ses desseins, lorsqu'il épousa Aurelia Gaia, la fille de l'un des plus riches marchands de la ville, ajoutant ainsi un poids en or à son nom. Depuis sa plus tendre enfance, Caesonia a été élevée dans l'enceinte d'une cage dorée. Elle suivait des cours journaliers dispensés par un professeur qui lui était attitré. Il lui fit inculqué l'art de l'écriture, les langues, l'histoire des religions, quelques notions d'arithmétique, mais aussi l'étiquette. On la préparait pour qu'elle puisse devenir lorsqu'elle aurait l'âge, une Prêtresse de Mitra. Son père en avait décidé ainsi afin d'asseoir un peu plus son pouvoir en infiltrant la Prêtrise.

Bien que la position sociale de Caesonia pouvait être enviée par un bon nombre de personnes, elle en pensait tout le contraire. Malgré ses nombreuses toilettes, que sa mère lui avaient offertes pensant que cela suffirait à la combler, Caesonia se sentait prise au piège, spectatrice de sa propre vie. Elle n'avait jamais traversé le portail du jardin de leur villa sur les hauteurs de la ville. À l'aube de son adolescence, son sentiment de solitude se mua en amertume lorsqu'elle s'aperçut que son frère Marcus, âgée de trois ans de plus qu'elle, pouvait aller et venir comme bon lui semblait. Comme solution, elle trouva son échappatoire dans les livres, s'en nourrissant. Elle aimait par-dessus tous les livres qui dépeignaient d'autres cultures, surtout les plus barbares. Elle qui ne connaissait que l'opulence, sa curiosité était piquée à vif part tout ce qui était à l'opposé de ce qu'elle était.

Il arrivait aussi à Caesonia de s'amuser dans le jardin, au grand dam de sa mère qui tenait à ce que sa fille garde la pâleur de sa peau. Elle s'y était lié d'amitié avec Octavia la fille de l'un des serviteurs de sa famille qui avait pratiquement le même âge qu'elle. C'était une fille délicate qui restait au pied de l'oranger lorsque Caesonia et son frère y grimpaient. Caesonia aimait s'asseoir sur l'une des branches de cet arbre tout en admirant la cité qui se dévoilait sous ses yeux, elle pouvait y rester des heures. Un soir, alors que son père était rentré plus tôt que d'habitude de la caserne, il l'y vit. Il somma qu'on aille la chercher puis il fit abattre l'arbre devant elle, lui montrant ainsi clairement que ce n'était pas quelque chose qui était attendu de sa part. Secouée, elle en pleura pendant plusieurs jours, s'enfermant dans sa chambre. Elle redevint ensuite quelque peu la fille docile que son père voulait qu'elle soit, enfin lorsque l'un de ses parents étaient présents. Sans eux, c'était tout autre chose, elle n'hésita pas à se battre à plusieurs reprises avec son frère, la plupart du temps pour des raisons futiles. Il suffisait de peu pour que la jalousie qu'elle éprouvait à son égard, puisse éclater en rage. Pendant plusieurs années, elle cultiva ces deux visages, avec cependant plus ou moins de succès.

A ses quinze ans, elle était fin prête pour intégrer le temple de Mitra de la ville afin d'y suivre plusieurs années de formation qui feront d'elle une Prêtresse de Mitra accomplie. Comme dernière faveur, elle demanda à ses parents à ce qu'elle puisse rejoindre quelques jours son frère dans le sud afin de lui faire ses adieux. Après de longues négociations difficiles, son père finit par accepter sa demande. C'est ainsi que Caesonia accompagnée de son amie d'enfance prirent la route de la ville où se trouvait le frère de Caesonia. Malgré l'ambiance lourde qui régnait en Aquilonie dû au règne de l'Empereur Calgulo, cela ne semblait pas atteindre Caesonia qui était ébahie devant tout ce qu'elle découvrait. Arrivée à destination, elle passa quelques jours dans la ville où se trouvait Marcus bien que ce dernier n'avait pas beaucoup de temps à lui accorder. Elle tenait à visiter la ville sans les hommes que son père avaient mis à son service et c'est ainsi qu'une idée saugrenue lui vint à l'esprit. La veille de son départ, elle subtilisa de l'argent à son frère avant de rejoindre son amie. Bien que dans un premier temps cette dernière fut farouchement opposée à l'idée de Caesonia, elle finit par capituler devant son insistance. Elle fit part à son escorte le désir de visiter le marché avant de quitter la ville, elle se balada nonchalamment de longues heures entres les étals du marché bondé. Puis elle profita d'un moment d'inattention de la part des deux soldats qui l'accompagnaient pour s'enfuir au milieu de la foule, elle courut jusqu'aux portes de la ville où l'attendait Octavia avec deux sacs contenant leurs affaires. Aux portes de la ville où se pressaient des dizaines de caravanes de marchands, Caesonia en repéra un au teint foncé, espérant que ce soit un Stygien. Lorsqu'il le lui confirma, elle lui offrit une somme conséquente afin de le convaincre de les laisser les rejoindre, lui et ses hommes. Deux heures plus tard, elles étaient en route vers Khemi. Elle n'hésita pas à faire la conversation à ceux avec lesquels elles voyageaient à chacun de leurs arrêts. Elle ne savait pas ce que la suite lui promettait, mais elle tenait à profiter de chaque instant afin de remplir sa mémoire de souvenirs inoubliables avant de rejoindre le Temple.

Une nuit dans le désert, alors qu'ils y avaient établis leur camp. Ils furent attaqués par des bandits, beaucoup s'enfuirent alors que ces criminels mettaient le feu à tous ce qu'ils pouvaient et tuaient ceux qui étaient trop lents. Elle sentit une pression sur sa chevelure puis on la traîna sur le sable, elle cria, se débattit puis un coup bien porté au niveau de son crâne la fit sombrer dans l'inconscience. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, c'était parce qu'on lui avait lancé un seau rempli d'eau à la figure. Elle regarda alerte autour d'elle et se rendit compte qu'elle avait les mains liées dans le dos et des chaînes aux pieds. Elle regarda ensuite ce qui l'entourait, elle remarqua la foule en liesse qui avaient les yeux rivés sur une silhouette féminine nue. Elle se regarda, paniquée et se rendit compte qu'elle était dans le même appareil. Elle resta figée jusqu'à ce qu'un cri appartenant à une voix familière lui parvint aux oreilles. Elle regarda dans la direction de la provenance de cet appel à l'aide et se rendit finalement compte que c'était son amie qui se trouvait devant elle et qu'on l'amenait à présent à l'homme qui venait d'en faire l'acquisition. Octavia regarda dans sa direction et leurs yeux se croisèrent, Caesonia crut défaillir lorsqu'elle lut les émotions qui se dégageaient de l'être de son amie. Elle n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit car, on lui asséna une claque sur son postérieur pour la faire avancer. Alors que Caesonia écoutait d'une oreille distraite, l'esclavagiste qui vantait ses mérites, elle suivit du regard son amie au loin jusqu'à ce qu'elle disparaisse. Elle fut achetée par la propriétaire d'une auberge qui la tira par le bras jusqu'à son établissement, n'hésitant pas à l'y pincer si elle n'allait pas aussi vite qu'elle le désirait.

Ses premiers pas en tant qu'esclaves à Luxur furent difficiles. Ne sachant pas cuisiner alors que c'est ce qu'on attendait d'elle, elle fut battue à de nombreuses reprises. Avec le temps vint l'expérience, elle commençait à être douée dans ce qu'elle faisait mais malgré cela son propriétaire décida de la revendre ayant besoin d'argent. Elle atterrit ensuite chez un tailleur, qui lui aussi à son tour se mit à la battre car elle ne savait pas coudre, une autre de ses esclaves lui enseigna les rudiments de la couture. Caesonia était devenue l'ombre d'elle-même, se demandant si c'était une punition divine même si cela était contraire aux préceptes de Mitra. Elle se demandait fréquemment qui d'assez sain d'esprit pouvait tendre l'autre joue à celui qui lui avait asséné des coups à l'aube. Sa foi en Mitra a failli vaciller en de nombreuses reprises mais elle refusait d'y renoncer, c'était tout ce qui lui restait de son ancienne vie. Elle s'y accrochait désespérément. La vie d'esclave n'est pas seulement difficile à cause des êtres humains qui les possèdent mais aussi à cause d'autres esclaves et Caesonia en fit l'amère expérience. Il existe une certaine compétition entre les esclaves, tous si ce n'est la plupart veulent plaire à leur propriétaire que ce soit pour une recherche d'affection ou pour recevoir un traitement particulier comme être récompensée d'un bon plat de viande à la place de cet infâme gruau. Caesonia qui fut la victime de nombreux coups bas de la part de ses compagnons de misère ne tarda pas à en faire à son tour, n'hésitant pas à voler pour ensuite accuser un autre après avoir dissimulé la preuve dans ses affaires par exemple.

Un jour, on lui demanda de remettre une commande au régent de la province envoyé par l'Empereur. C'est ce qu'elle fit en remettant la tenue commandée à l'un de ses esclaves soigneusement emballée. A la nuit tombée, alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre sa couche, on vint tambouriner bruyamment à la porte de la maison où elle résidait. Elle fut alors étonnée de voir son Maître debout lui qui se couchait d'habitude de bonne heure, prêt à ouvrir. Lorsque cela fut fait, des gardes se jetèrent sur lui puis d'autres entrèrent et partirent chercher la maîtresse des lieux et les esclaves. Caesonia fut entendu pendant plusieurs heures par une femme qui la forçait à raconter à de nombreuses reprises le déroulement de la fameuse journée. Puis lorsqu'elle en eut assez, elle l'envoya sur la Grande Place de la ville avec les autres où le jugement fut prononcée. Ses propriétaires furent exécutés devant les habitants de la ville pour avoir confectionné une tenue d'apparat empoisonnée qui entraîna la mort du Régent et elle fut condamné à mourir sur la croix dans les Terres Exilées. Elle hurla, se débattu, clamant son innocence mais en vain.

Abattue, lors du voyage la conduisant à sa fin, elle avait enfin accepté son sort. Un sourire triste vint se dessiner sur ses lèvres lorsqu'elle repensa à son passé. Elle qui voulait tant s'échapper de sa vie qu'elle trouvait ennuyeuse, serait prête à tout maintenant pour retourner dans son foyer même si on devait l'y enfermer. Lorsqu'on l'attacha sur la croix, pas un mot ne sortit de ses lèvres, pas une moindre protestation qu'elle soit orale ou physique. Les lèvres séchées par la déshydratation et son estomac tenaillé par la faim, sa vision devenue floue, put encore distinguer les vautours qui l'entouraient prêt à se partager sa carcasse lorsqu'elle trépasserait. C'est alors qu'une silhouette masculine vint la délivrer tout en prononçant des mots qu'elle peina à entendre. Une fois ses liens détachés, elle tomba lourdement sur le sable avant de se relever péniblement. Bien que hagarde, elle était bien décidée à se reprendre en main. Profiter de cette chance pour retrouver les siens.
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