Les Mystères des Terres de l'Exil intègre les mods TERPO et MTERP
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Date d'inscription : 14/06/2017
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Björn

le Lun 21 Aoû - 18:04




Nom du personnage :
Björn
Age :
38
Ethnie :
Vaenir
Religion :
Ymir
Alignement :
Neutre / Chaotique
Métier :
Armurier
Métier RP :
Champion



Taille :
1 mètre 98
Poids :
140 kg
Apparence :
Musclé, imposant, lourd
Personnalité :
Fier, indépendant, bon vivant



Les chants ne célèbrent pas mes actes, les rumeurs ne parlent pas de ma simple personne. Je suis un marcheur, qui voyage en observant ceux qui marquent l'histoire. Suivant des Rois qui promettent gloire et richesse, ou des guerriers qui offrent une chance de victoire.
Mon histoire n'est pas secrète pour autant, mais elle n'est pas digne de faire perdre des nuits entières à ceux qui veulent la connaître. Ma naissance n'a rien d’exceptionnelle, car je ne suis le fils que d'un honorable Forgeron dont les talents étaient reconnus par son Jarl. C'était un homme droit, et qui assurait la protection des siens et ses travaux, lui offraient assez d'argent pour ne pas avoir à quitter son foyer, et partir dans des raids. Il était bon envers sa femme, ma mère, qui l'aidait dans son commerce, et s'occupait des tâches ménagères. Quant à moi, j'avais deux frères et une sœur qui avaient tous leurs rêves. Mon aîné prendrait la forge de mon père, son cadet lui désirait joindre les guerriers du Jarl. Ma sœur désirait simplement un bel homme, et fort. Quant à moi, mon destin était de travaillé à la forge, en compagnie de mon frère.

Certains Hommes veulent vivre des aventures incroyables, des quêtes épiques et des batailles sans égales. Mais bénit soit les temps paisibles que j'ai vécu dans mon village natal.
Ne vous détrompez pas, car j'ai toujours été un Vanir de par mon sang. J'avais plaisir à prendre les armes, me battre tous les hivers dans nos toundras et vaincre nos ennemis. Sentir le sang chaud qui brûlait ma peau, glacée par les vents froids et hurler à la gloire d'Ymir et de nos dieux. Mais cette vie simple et banale, me convenait. Je faisais de mon mieux, mais je n'avais guère plus d'ambition.
Puis notre village fut la proie d'un être plus puissant que nos dirigeants.
Je me souviens encore du silence pesant qui régnait sur notre village, en la proximité de notre ennemi. Celui-ci était un Homme, mais il était plus également. Et c'est sous le visage d'une fille, qu'il prit contacte avec nos Jarls. J'observais alors de la boutique de notre famille, la fille aux cheveux d'ors et au visage fière qui traversa le village, en compagnie de puissants Aesnir. Si on ne pouvait nier sa beauté, envoyée une fille insulta notre Jarl. Dans sa colère, il ordonna qu'on tue les émissaires mais Ymir sévit cette acte. La fille put quitter le village, en échappant à la mort. Je la vie qui traversait péniblement la neige épaisse, en rejoignant les siens. Et je compris rapidement, que ce village n'était plus. Nombreux sont ceux qui fuiraient dans une telle situation...
Mais dans le Nord, sous le regard d'Ymir, nous les Nordiques ne craignont en rien la mort au combat. Et je ne tremblais pas, à l'approche de mon destin.

Les cors résonnèrent dans notre vallée alors que des centaines de guerriers déferlèrent sur notre village ancestrale.
Nous gardâmes nos positions sans crainte, brisant la vague sur nos boucliers. Mais la force du courant était tel, que ce mur rompit rapidement sous l'assaut des vagues. Les haches sifflaient, tranchant le cuir et les chairs, brisant la maille et les heaumes. Le sang pleuvait sur la neige qui fumait sous la chaleur de nos fluides vitaux. Les corps tombaient sur le sol, certains gémissant, d'autres silencieux à jamais. J'observais de mes yeux encore jeunes, ce bain de sang et en contemplait toute la gloire qui en sortait. C'était là un spectacle des plus beaux, dont je remerciais le présent à Ymir, Père des Pères. En guise de remerciement, j'offrais de mes meilleurs passes d'armes et talents à la mêlée. Ma famille, mon village, n'avaient plus d'importance. Seul le nombre de coup que je rendrais, et de mort que je ferais, comptaient.
Mais mon corps ne put suivre mon esprit, et c'est le souffle cours et les muscles douloureux, que je tombais à genoux sur le sol en lâchant mon arme. La neige était si fraîche, et pourtant mon corps était si ardent. Un Homme s'avança vers moi, tandis que les autres m'observaient également en silence. Sans l'entendre, je savais qu'ils avaient reçu l'ordre de m'épargner.

"-Ton Jarl t'a envoyé à la mort, par sa fierté et son arrogance. Sa lâcheté a déshonoré votre clan, et ses guerriers."

La voix était puissante, tranchante et glaciale. Mais elle n'avait en aucun cas tord, ainsi, je relevais les yeux pour observer l'imposante silhouette de l'Aesnir. Son visage était farouche, colérique et aussi froid que les statues de nos dieux. Le sang des miens recouvraient ses armes, ainsi que son armure de Roi. Je restais silencieux, en attendant son verdict. Pourquoi était-il si important pour moi ? Peut-être était-ce simplement car cet homme était victorieux.

"-Cependant, tu as combattu jusqu'à ton dernier souffle. Je t'ai observé repousser mes guerriers, et rendre les coups à tes ennemis sans peur de la mort. Ta vaillance purge la lâcheté de ton Jarl. En récompense, je t'épargne pour cette fois."

Les mots cessèrent, et les bottes se remirent en marche en abandonnant les ruines fumantes et sanglantes de ce qui fut mon village natale. Pour ma part, je restais ainsi sur mes genoux durant de longues heures, en observant l'horizon dont venait souffler une brise glaciale. Le silence qui régnait en cet endroit autrefois bruyant et plein de vie, était des plus étranges et délicieux. Finalement, je me relevais en cherchant parmi les corps, ceux de ma famille. Je ne trouva jamais celui de ma Mère, et je craignais pour son sort. Mais mon père, et ses fils, étaient unis dans la mort. Mon Père semblant avoir préféré tuer sa propre fille, plutôt que de la laisser à l'ennemi. Mon Père était bon.
Prenant la meilleure armure de notre boutique, et l'arme la plus robuste. Je quittais les morts pour avancer parmi les dunes de neiges et les falaises sombres du Nordheim. Les Dieux et les Hommes m'avaient épargné, mais d'une certaine façon, l'Homme que j'étais, n'était plus. Il était mort dans ce village, avec les siens.

Durant des années, je voyageais de villages en villages, de terres en terres. J'ai vue bien des choses, mais jamais je n'en fis réellement. Je préférais observer, aider plutôt que moi même mener, et faire. Certains naissent pour diriger, et marquer leur temps. Pour ma part, je suis né pour marcher, et observer ces hommes.

Comment en suis-je arrivé à ce désert, donc ?
Souiller un temple de Mitra, ne fut pas ma meilleure idée. Ni le fait d'enculer le Haut-Prêtre qui y vivait.

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