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Kalpita
Date d'inscription : 11/05/2018
Messages : 5

Identité du personnage
Nom du personnage: Inkosazana
Métier (MTERP): Garde chiourme
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Sarnai Empty Sarnai

le Mer 30 Mai - 10:34
[center]Sarnai B4669c10


Nom du personnage :
Sarnai
Age :
27 ans
Ethnie :
Hyrkanienne
Religion :
Les ancêtres
Alignement :
neutre bon
Métier MTERP :
Armurière, couturière

Sarnai Fiche_13

Taille :
1m75
Poids :
74kg
Apparence :
Sarnai est une femme plutôt bien bâtie, ses muscles révèlent une combattante. Elle a les mains caleuses, à cause de son travail. Son oeil droit est borgne et sauvagement mutilé. Elle serait plutôt jolie sans ces cicatrices. D'autres sont visibles un peu partout sur son corps, dues a des combats, ou même des brûlures à cause de son métier. Elle sourit souvent.
Personnalité :
Sarnai est une femme à fort caractère. Seules le respect pour les traditions et des décennies d'éducation la poussent à respecter sa place de femme dans la société hyrkanienne, place qu'elle a tendance à oublier. C'est une femme courageuse qui n'a pas hésité à fonder sa propre famille et à subvenir à ses besoins grâce à son armurerie. La vie calme qu'elle a mené toutes ces années l'a ramollie, mais elle se jette au combat avec joie quand l'occasion se présente. Il semble que l'idée de prouver sa valeur aux ancêtres ou à n'importe quel dieu qui la regarderait est une de ses priorités dans l'exil, certainement un soubresaut d'espoir pour sortir de cette prison et retrouver un jour sa famille.

Sarnai Fiche_15

- Maluki, rentre les enfants dans la maison, et barricade toi.

Quatre cavaliers approchaient de l'entrée de la petite ferme. Le jeune homme regarda Sarnai, et déglutit.

- Mais, Sarnai...

- Fais ce que je te dis !

Sarnai tenait son marteau dans sa main, fermement. La bruine des marécages coulait doucement sur son tablier de peau, roussi et noirci par les flammes des fourneaux. Les cavaliers entrèrent par le porche de bois. Leurs équipements... Khitans. Des soldats, pas des bandits. Maluki poussa les deux fillettes dans la maison, et ferma la porte. Un bébé se mit à crier. Le petit dernier de la famille. Sarnai fronça les sourcils. Arrivés à sa hauteur, les cavaliers s'arrêtèrent, et l'un d'eux descendit, pataugeant dans la boue. Il la regarda, et jeta un coup d’œil à la forge refroidissant, dernière elle.

- Tu es Sarnai ? De la meute de Kraskou ?

Elle se crispa. Elle fixa le soldat. Les trois autres étaient toujours sur leurs montures, qui s'ébrouaient.


- Le seigneur Ombota a demandé ton exil. Pour brigandage, vol, et meurtre. Ainsi que complicité avec un malfrat notoire, Tsenkher Noeud d'Acier.

Sarnai cracha sur le sol.

- Je n'ai plus rien à voir avec Tsenkher depuis plus de cinq ans. Je mène une vie honnête ici, avec mon mari et ma famille. Si le seigneur Ombota veut que je paye mes crimes du temps de la meute de Kraskou, alors je peux payer. Je me suis rachetée depuis longtemps, ne condamnez pas ma famille à la pauvreté et à la mort pour des erreurs de jeunesse !

- Silence, femme. Tsenkher est venu ici a de nombreuses reprises, nous avons des témoins. Ton mari est un homme, il n'a qu'a travailler. Le seigneur Ombota ne supportera pas de résistance. Il est déjà assez contrarié depuis que son fils a été clément avec Tsenkher et sa bande. Ne sois pas bête, rends toi, et ta famille sera laissée saine et sauve.

Elle grogna. Si elle savait sa famille en sécurité, elle aurait vendu chèrement sa vie. Un bon coup de marteau dans celui ci, et elle n'aurait eu que trois adversaires à combattre. Difficile, mais faisable. Elle se retourna, pour contempler sa petite maison, et la forge abritée qui y était collée. Cinq ans à travailler dur, pour avoir une famille et ne plus avoir à combattre. Pour avoir une maison et un travail honnête. Mais un guerrier est toujours rattrappé par son destin semble t il...

- Ta croix t'attend.

Le soldat lui posa une main ferme sur l'épaule. Elle eut un mouvement de recul, préparant son marteau. Le garde allait dégainer. Elle laissa tomber son outil, et il se calma. La porte de la maison s'ouvrit, et Maluki sortit. Derrière la porte, les deux fillettes, de trois et quatre ans, regardaient la scène sans comprendre.

- Sarnai... ne pars pas, on peut trouver un moyen.

- Prend soin des enfants pour moi, Maluki. Trouve toi une autre femme. Moins borgne. Et apprend à t'occuper des ruches, par les ancêtres.

Le soldat, la tira, et commença à attacher ses mains. Maluki la regarda, comprenant que c'était terminé.

- Je t'aime, Sarnai.

Elle sourit, et eut un soubresaut alors que le soldat la tira en arrière. Elle quitta sa petite ferme le cœur serré. Est-ce qu'elle allait seulement revenir un jour ? Elle ferma les yeux lorsque ses enfants commencèrent à l'appeler et à pleurer. Bientôt, les pleurs s'éloignèrent au loin, dans le brouillard.
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