Les Mystères des Terres de l'Exil intègre son mod MTERP
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Chénxīng Zhī

le Dim 21 Jan - 20:03



Nom du personnage :
Chénxīng Zhī
Age :
25 ans
Ethnie :
Khitan
Religion :
Culte de Yun, l'Empereur
Alignement :
Neutre Bon
Métier :
Sa passion est de forger des armes mais son éducation lui a aussi appris à coudre. Enfin, il faudra attendre qu'elle retrouve tout son savoir avant de lui demander quoi que ce soit. Elle ne sait pas se battre à l'arc et préfère la lance à l'épée.




Taille :
1m60
Poids :
56kg
Apparence :
Chénxīng Zhī est assez jeune, ces traits sont lisses et elle est fine. Sa peau est naturellement blanche et marqué par un pigment couleur gingembre propre au khitan. Lorsqu'elle fut mise sur la croix, ses cheveux furent coupés en signe d'humiliation. Depuis elle les tient par deux nattes afin que la longueur restante ne gène pas ses mouvements. Elle est petite, à l'image de son peuple. Ses yeux sont verts clairs et trahissent ses origines. Il est difficile de trouver des cosmétiques dans le désert mais elle sait se débrouiller. Depuis qu'elle s'est stabilisée chez les loups, Chénxīng a élaboré les siens : un mélange de résine molle et de baie rouge afin d'embellir ses lèvres ; elle poudre aussi son visage d'une poudre de résine sèche et d'os animaux afin de garder son teint pâle ; enfin, elle orne ses yeux de deux traits à base de pigment de charbon.
Personnalité :
Chénxīng Zhī a une personnalité assez ambivalente. Son prénom signifiant "étoile du matin", elle est d'une nature assez calme. Elle est courageuse mais ne se mêle pas des affaires des autres. Ce qui ne la regarde pas, ne la concerne pas. Lorsqu'elle trouve une cause à défendre, elle s'y prête avec sincérité et honnêteté. Elle n'est pas sans défaut : elle est sensible ce qui peut être désavantageux dans un environnement tel que celui des exilés. De plus, elle est parfois un brin hypocrite : elle suit les préceptes de Yun et donc a une conception ordonnée des choses, voir par exemple une femme gouverner une armée pourrait la mettre mal à l'aise, pourtant, elle-même s'est émancipée et est devenue forgeron ce qui, dans sa société, va contre les règles. Disons qu'elle accepte qu'une femme puisse se battre mais continue à penser qu'elles n'ont pas leur place au commandement. Elle a du mal à prendre de grandes décisions mais reste loyal et sait défendre ses affaires (en terme de commerce).






Chénxīng Zhī est l’aînée d’une famille d’artisans Khitans. Son frère, Chàndǒu (frisson) n’a cependant qu’un an et quelques mois de moins. L’empire théocratique de Khitan, celui qui descend des Lemurians, a un système d’éducation centralisé. Autrement dit, tout Khitan issu d’une famille aristocratique ou d’artisan reçoit une éducation selon des préceptes et des codes stricts. Chacun se voit accorder une place suivant son héritage et doit y demeurer. Respecter l’ordre des choses c’est s’accorder la faveur des dieux et de Yun en particulier. Les classes paysannes se voient dicter ces préceptes par les prêtres de Yun mais ne reçoivent aucune éducation institutionnalisée. Ainsi, Chénxīng maîtrise la langue commune grammaticalement mais garde un accent typique de sa langue natale à l’oral. Les affaires de sorcelleries sont réservés à l’administration nobiliaire et au Clergé de Yun principalement.
Chénxīng a toujours eu un profond respect pour les rites et la culture Khitan, elle a grandi en acceptant les préceptes qui lui étaient dictés et elle n’a jamais cherché à aller contre les codes.

Sa famille d’artisan se scinde en deux parties distinctes :
Sa mère est une Zhī (tisser), sa famille est donc une famille de tisseurs.
Son père est un  Gongjiàng (forgeron), sa famille est donc une famille de forgerons.
Par conséquent ce système de lignage doit respecter des codes : la fille doit reprendre la filiation de sa mère et donc apprendre à tisser, le fils doit reprendre la filiation de son père et donc forger.

C’est ainsi que l’on dirigea naturellement Chénxīng vers la couture et son frère vers la forge d’arme. Ces décisions n’étaient cependant pas le naturel des deux enfants : Chàndǒu se trouvait être d’une subtilité épatante au contact d’un fil et Chénxīng était davantage attirée par le bruit de l’enclume. Durant tout leur apprentissage, le frère échangeait à sa sœur ses connaissance en forge et la sœur délivrait à son frère les secrets de la couture.
En devenant des adultes, ils n’avaient plus rien à s’apprendre. Chàndǒu était devenu un couturier assez reconnu dans la ville, il y tenait son échoppe et vivait confortablement. Chénxīng trouva un maître forgeron qui accepta de la laisser s’entraîner et pratiquer clandestinement dans sa forge.
Néanmoins, ces codes sont contraires au fonctionnement administratif et à la hiérarchie de la culture Khitan. Bien que la société eut accepté des Impératrices-Déesses au pouvoir, cela ne change pas une culture profondément phallocrate. Les hommes ont le pouvoir et la guerre, les femmes ont les douceurs du coton, de la soie et les arts de la danse. C’est pourquoi voir un homme tisser, bien que cela soit atypique, n’est pas déroutant. Toutefois, une femme osant prétendre s’y connaître en guerre et de savoir forger des armes, non. C’est contraire à l’essence que Yun a dicté pour elles.
Une fois que la cour et l’administration impériale apprennent la formation de Chénxīng, le verdict est sans appel : pour avoir rompu la tradition et avoir touché à des savoirs qui lui étaient interdits, elle fut condamnée à la croix, à l’exil.


Dernière édition par CléoDeMonrevel le Sam 3 Fév - 12:31, édité 1 fois
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Re: Chénxīng Zhī

le Mer 24 Jan - 20:05
Sur un parchemin de mauvaise qualité, gratté, probablement un palimpseste au vu des traces d’encres persistantes, un récit s’y trouve, rédigé à la première personne en caractère Khitan.

« Les loups de Middgarth m’ont hébergée. Ce soir, j’ai un lit et la possibilité d’enfin me reposer, à l’abri. Dans la chambre de leur auberge, j’ai trouvé ces quelques morceaux de feuilles et de l’encre. Je ne sais encore trop pourquoi, mais je ressens le besoin d’écrire ma vie dans ces terres de l’Exil.
Je suis descendue de la croix, ma peau est presque brûlée, elle pèle. Mon teint est bruni, par endroit elle est rouge. J’ai soif, et peu de temps pour réagir. Je marche, nue, à la recherche d’eau, la faim est moins urgente. Mes pieds s’enfoncent dans le sable, c’est un cauchemar. Une créature au loin hurle, je me cache. Sur le chemin, peu de végétation, cependant, je remarque que certain buisson donne des baies, je les mange. Elles sont minuscules et ont un goût affreusement âpre, mais elles me donnent un peu d’eau et me donne la sensation de me nourrir. Je récolte également de la fibre en vue de me tisser un vêtement primaire afin de me couvrir, mélangé à ma sueur, cela devrait tenir ma peau au frais et à l’abri des rayons du soleil.
Les fibres végétales en main, j’aperçois un oasis après avoir franchis une rangée de roches assez colossales. Je me suis faufilée par une interstice et immédiatement après, la nature paraissait plus généreuse, bientôt l’eau fut à ma portée. Je me réhydrate. Progressivement car malgré l’envie de s’y précipiter, mieux vaut réhabituer son corps à l’eau plutôt que d’avoir un choc et en mourir. Je me baigne, l’eau est tiède mais en sortant, la légère brise rend mon corps plus frais. Je m’assied sur le sable, évite les créatures que j’entends aux alentours et je commence à tisser.
Je me suis endormie au bord de cette eau. La nuit n’est pas encore tombée et il me faut me nourrir. Je me faufile aux bords de l’eau et je trouve quelques baies. Le régime de Yun m’impose de ne pas, ou peu, manger de viande. Je me contente de quelques baies, allant même jusqu’à ingurgiter un œuf cru entier, trouvé tantôt dans le nid d’une créature étrange l’ayant délaissé quelques secondes.
J’ai finis un pantalon de fibre, celui-là cachera mon sexe. L’ironie du sort, c’est que mes réflexes en couture, accumulées par une éducation forcée, que j’ai tant détesté sont revenues plus vite que je ne l’aurais prédis. Ici, coudre des vêtements me seront sans doute plus utile que forger du fer.
Au réveil, la joue contre le sable, ma première volonté est de me faire des sandales. Couvrir mon torse me semble moins urgent, le sable de jour me fait bien plus mal au pied qu’il n’attaque ma poitrine. Ainsi fait, je parcours un peu les alentours, restant toujours près de l’eau. Je ramasse une pierre assez solide que je lie avec une branche à l’aide d’un emboîtement primaire, cela fera une pioche. J’accumule assez de ressources pour me faire une première arme : une pique. Les seuls leçons de combat auquel j’ai eu droit était ceux des chorégraphies rituelles de mon peuple, ce qui constitue en réalité plus une danse qu’une chorégraphie. Mais se toucher m’est familier et au moins, je peux tenter de me défendre à présent.
La faim n’aidant pas, je décide de trahir Yun, je trouve un de ces bébés ressemblant à des tortues, innocent et sans défense, je me rue dessus, je le tue et mange de sa chair après avoir élaboré un feu. La viande n’a pas de goût et elle pue. Je trahis mes valeurs mais je veux survivre.
Dans l’après-midi, je me confectionne un haut puis, je marche. La nature hostile me provoque sans cesse, je cours afin d’échapper au danger ce qui me conduit à m’éloigner de l’oasis. Il est loin à présent. Très loin. Et à mesure que je marche, je rencontre des créatures toujours plus hostiles : hyènes, rhinocéros, araignées… J’aperçois même au loin des tribus Darfari. Je connais mal leur culture, chez moi, ils sont esclaves et bâtissent des murailles. Je les sais simplement cannibale, ce qui me convint de ne pas tenter de trouver refuge chez eux.
Je m’égare, toujours vers le nord, mes jutes en fibres se déchirent, s’abîment et se salissent. Je pue la transpiration et mon souffle est à bout. Au loin, des chutes d’eaux ornées de deux statues géantes, armes à la main. À peine ai-je eu le temps de m’approcher que je tombe inconsciente.
Je ne sais s’il s’agit d’un animal ou de la fatigue, mais je me relève entourée par des hommes et des femmes autour de moi. À vrai dire, deux femmes et un homme. Ils m’expliquent la situation : ils m’ont trouvé ici, inconsciente. Il me donne à boire, à manger, et se présente à moi.
Heureusement que mon éducation me permet de parler le commun, c’est très utile loin de chez soi. L’homme s’appelle Resan, il est chef des lanciers. L’une des deux femmes, sûrement trop occupée à m’aider, en oublie de se présenter mais elle l’accompagne. La dernière n’est pas des leur, elle s’appelle Akuraa et fait partie des Loups de Middgarth. J’ignorais que des sociétés entières pouvaient se constituer dans un environnement pareil.
Resan est Aquilonien, mais son expérience lui permet de parler le Khitan. Qu’il est bon de parler sa langue maternelle, celle avec laquelle je suis réellement à l’aise. Akuraa n’en a pas l’apparence, mais elle est Khitan aussi. Elle descend d’une puissante sorcière et a vécu en dehors de l’Empire, dans les marécages.
Après quelque bavardages, une nordique nous rejoint. Je ne me souviens pas de son nom. Elle parlait avec un accent étrange et de façon très vulgaire. Puis arrive Shin Akura, chef des Loups de Middgarth. Des tensions s’installent entre la nordique, Shin représentant les loups et Resan représentant les lanciers.
Je dois faire un choix : suivre Resan ou Shin. Resan m’a sauvé la vie, mais Akuraa est des loups et une présence Khitane ne saurait que trop me rassurer en ces terres si loin de ma maison. Je tranche : je suis les loups, de plus ma fatigue ne me permet pas de marcher jusqu’à la base des lanciers, celle des loups étant juste derrière, cela m’aide à choisir.
Rapidement, Akuraa et Shin se montrent très aimable. Ils me montrent leur village et m’offre à boire et à manger dans leur taverne. Je n’ose refuser de la viande, je ne peux me permettre d’être difficile. Il y a dans leur clan deux Darfari dont une chamane, un alchimiste, une menuisière-charpentière, Akuraa est aubergiste et Shin chapeaute ce petit monde.
Je finis par intégrer les Loups ; ils avaient besoin d’un forgeron et malgré ma perte de connaissance, la pratique saura faire resurgir mes réflexes. Cette décision m’offre plusieurs avantages : des ressources partagées, un toit et de la sécurité. En contrepartie, je dois délivrer un travail soigné, participer à la vie en communauté et prendre soin de mes nouveaux alliés.
Malgré cette décision, je désire garder un lien avec les Lanciers. Ces derniers m’ont sauvé, je ne peux l’ignorer. C’est pourquoi demain, après cette nuit à l’auberge, j’irai leur rendre visite afin de les remercier plus en forme.»
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Re: Chénxīng Zhī

le Mer 24 Jan - 20:07
Quelques jours semblent s’être écoulés entre la précédente rédaction et celle-ci.

« Il m’a fallu plus d’une demi journée de repos pour pouvoir me sentir en pleine forme. Leur auberge est confortable mais je ne désire pas abusée davantage de leur pitié : je veux me rendre utile. Ma maison est en train d’être meublée et entièrement aménagée, en attendant, je commence à travailler à la forge. Je trouve dans celle-ci déjà plusieurs stocks de minerai de fer. Je vois aussi quelques lingots d’aciers. Je m’entraîne donc à faire fondre le minerai. Tâche difficile, j’en gaspille quelques un lors de mes premières tentatives. Les réflexes reviennent à moi peu à peu comme s’il ne m’avait jamais quitté. Au bout de quelques heures pénibles, mais lingot sont parfaitement rectangulaire.
Deux jours passent avant que je sois capable de forger quelques armes. Le problème, c’est que je manque de fer. Je m’arme d’une pioche trouvée dans un des coffres de la forge et je pars à la recherche de minerai. En vain. Je ne trouve rien. Sur le retour, une panthère me poursuit, n’étant pas suffisamment équipée, je cours. Près de l’ascenseur menant au village, une Darfari sort son arc devant moi ; je pense mourir, mais elle achève la bête qui menaçait de me tuer. Elle est la fameuse chamane du village. Waseme. Elle parle vraiment bien le commun pour une Darfari.
Je me trouve stupide et pleine de préjugée puisqu’en réalité, il se trouve qu’elle est très aimable. Hormis le fait qu’elle mange de la chair humaine de façon rituel afin de rendre hommage à son Dieu Yog, elle se trouve être d’un grand secours. Lorsque je lui parle de l’épuisement de stock de fer et que je ne sais où trouver du minerai, sans hésiter elle me conduit au pied d’une montagne qui en est rempli. De plus, elle m’aide même à la récolte.
Après avoir fait fondre les minerais récoltés la veille, je décide de me rendre à la base des lanciers. Resan m’a prévenu que son campement se trouvait à l’ouest de là où les Loups se trouvaient. Je décide de longer l’espèce de mur de pierre des heures durant sans jamais trouver leur campement. Je n’ai trouvé qu’un édifice vide sans cor ni gong pour avertir notre arrivé. Ce ne devait pas être là. Je le trouverai plus tard. La nuit tombe et elle est dangereuse, je rentre chez les Loups.
Le jour suivant, la forge bat son plein, je commence même à produire de l’acier. Ma maison est enfin meublée, je peux donc m’y installer définitivement. J’alterne entre récolte et fonte, je produis quelques kit de réparation d’arme contenant des pierres à aiguiser, des huiles afin d’entretenir le tout correctement et du nécessaire pour polir. Les temps de guerre font le bonheur des forgerons, hélas. Le continent étant hostile, autant être préparée à toute éventualité. »
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Re: Chénxīng Zhī

le Mer 24 Jan - 20:08
Ce parchemin est d’une meilleure qualité que les précédents, toujours en Khitan mais l’écriture des idéogrammes semblent plus tremblotantes

« Aujourd’hui, j’ai vu les conflits. Aujourd’hui, j’ai vu la mort emporter quelqu’un.

Le chef, Shin, est arrivé énervé au village : sa maison près du lac où il aime à se retrouver seul a été détruite en parti. Ses coffres sont vides et il sait qui sont à l’origine de cet assaut. Sans plus tarder, il m’ordonne de le suivre à La Harde des Ours, un autre clan allié qui, comme le nôtre, c’est rangé du côté du Haut-Roi du Nord. Là-bas, on m’explique qu’il s’agit de renégat dont le Haut-Roi se débarrasserait bien, ces derniers auraient insultés le Jarl de la Harde et provoqué Shin. S’en est trop : ils veulent agir. Cet assaut sera colossal, ils veulent réduire leur base à néant, ils emportent un trébuchet et des armes : nous partons en guerre.
Un seul homme est présent sur les lieux, il est vite immobilisé au sol et Waseme se charge de lui faire connaître la mort. Elle le dévore, vivant et cru, devant nos yeux. Je ne peux supporter la scène, je détourne le regard, mon corps me témoigne son dégoût en tentant de recracher ce que tantôt je lui donna à ingurgiter. L’homme est mort, gisant au sol, la moitié de sa carcasse arrachée et grignotée par la chamane. Il est l’heure de l’assaut. Ao, la jeune fille adoptive de Shin, encore blessée d’une bataille précédente, se charge de la catapulte. J’en ai presque honte d’avoir trouvé cette scène belle : voir ces briques tombées ont provoqué en moi à la foi fascination et pitié.
Nous rentrons, mais une fois arrivée, le Jarl a une visite qui tombe à pique, un prêtre d’Ymir, nommé Valravn d’après les dires du Chef, également incriminé voulait une audience. Il en aura eu une, certes, mais elle causera sa mort. L’homme de foi s’est toutefois bien défendu. Il a été difficile à abattre.
Je ne connaissais pas ces hommes, je ne sais même pas ce qu’on leur reprochait réellement, je n’ai fais que suivre les ordres. Après ces événements, Akuraa me confie qu’elle non plus n’a pas tout suivi, qu’elle n’en sait pas plus que moi. Mais comme elle l’a dit : le chef doit avoir ses raisons. Et je suis de son avis. Cet homme m’a accueilli, m’a offert un toit et de la sécurité, je peux fermer les yeux sur un contexte que je ne connais même pas.
La nuit se passe à la Harde, on mange, on discute, on fait connaissance, mais ils en veulent plus. La prochaine cible est Vigdis. Au nom prononcée, je reconnais la nordique au parler vulgaire qui était là lors de notre précédent sauvetage. Cependant, des divergences se créent dans le groupe : la huscarl de la Harde, Tryskia ne veut pas tuer Vigdis immédiatement, elle veut attendre avant d’agir et mieux réfléchir. Shin et un des Ours nommé Eldris veulent quant à eux la tuer.
Finalement, nous partons juste en reconnaissance dans la seconde base. Shin, Eldris et Ao tentent de trouver un butin quelconque, en vain, la huscarl, Waseme et moi demeurons en soutien à l’arrière. Finalement, excédée du comportement de ses alliés, Tryskia décide de partir ce qui met un terme à l’expédition. Fatiguée, je me sépare du groupe pour rentrer chez les Loups. Eux, ils retournent à la Harde partager le butin remporté lors du premier assaut. »


Dernière édition par CléoDeMonrevel le Mar 13 Fév - 13:37, édité 1 fois
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Re: Chénxīng Zhī

le Mer 24 Jan - 20:09
Ce parchemin est à part, écrit indépendamment du récit, rédigé en Khitan.

« Pour le moment, je n’ai pas eu le temps de communiquer avec tous les membres des Loups. L’alchimiste ne sort jamais de chez lui. Ao, la menuisière était blessée à la guerre et était donc en salvation à la Harde. Cette jeune fille est étrange. Elle est très jeune mais semble très courageuse, elle est intriguée par les combats et apprécie la violence. Pourtant, elle peut se montrer bizarrement très tendre. À la harde, cette dernière m’aura prise dans ses bras alors que je la connais à peine.

A partir d'ici, l'écriture se veut plus hésitante.

Akuraa est de loin celle que j’apprécie le plus. Sa présence me rassure. Elle est comme un repère. Chaleureuse, aimable, douce… J’ai très envie de la connaître un peu plus. Elle semble loyal envers Shin, mais discrète. Akuraa est comme un morceau de mon pays dans ces environnements hostiles. J’ai l’impression qu’elle est une amie de longue date, pourtant je ne la connais pas. Quant elle approche, j’attends qu’elle me parle, qu’elle me regarde… En fait, sa présence change mon comportement. La présence d’Akuraa me rassure beaucoup.

L’hésitation se calme, les caractères sont plus affirmés.

Waseme est aussi d’une grande aide. Elle est toujours volontaire pour contribuer à remplir les coffres de la ville. Nos réserves sont souvent pleines grâce à elle. Je n’ai même plus besoin de la convoquer pour partir à la récolte, elle vient naturellement avec moi lorsque je suis sur le point de partir. De plus, malgré sa culture, elle fait preuve d’une grande ouverture d’esprit. Elle ne juge pas mon alimentation et connaît mon Dieu, elle le respecte et ne fait pas valoir Yog plutôt que le mien. Elle est agréable et très humaine. Assez atypique. Elle me fait voir une nouvelle face de l’humanité et me fait remettre en question mes préjugés.


Ce morceau de texte est à part, en bas de page, il semble avoir été écris ultérieurement.

Shin m'a déconseillé de tenir un journal avec des informations précises. En cas d'invasion ou de pertes de ces parchemins, je compromets le clan entier. Il a raison. Désormais, je n'écrirai plus que ce qui me semble important à retenir. Des faits marquants ou des anecdotes pour lesquels j'éprouverais le besoin de faire couler de l'encre.»
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Re: Chénxīng Zhī

le Mar 13 Fév - 14:35
Sur un morceau de parchemin, rédigé en commun se trouve les mentions suivantes.

Recettes de cosmétiques improvisés

Justification :

En Khitaî, une femme de mon rang se doit de garder une apparence coquette. Depuis que je suis ici, mon teint change brutalement suivant si je me trouve au Sud ou au Nord. L'héritage que me donne ma culture me fait me sentir plus à l'aise lorsque je suis maquillée. C'est alors qu'avec l'aide de Waseme, j'ai essayé de créer des bases de cosmétiques afin de retrouver un semblant de réflexe d'une éducation khitaî en ces terres. Je rédige cela en commun afin que d'autres exilés ou exilées puissent s'en inspirer si je venais à perdre ce morceau de papier.


Fond de teint

Pour le teint, j'ai trouvé deux options : l'une éthique, l'autre moins. En Khitaî, le teint doit être frais, parfois pâle voire blanc pour les cérémonies. Afin de blanchir son teint, mon peuple utilise une poudre élaborée à partir de riz. En ces terres, nulle rizière, donc il faut faire sans.

J'ai opté pour ma part pour de la résine séchée. Il faudra se la procurer dans le nord des terres et attendre que celle-ci se solidifie. Pour une raison que j'ignore, lorsque celle-ci sèche, elle devient en parti blanchie. C'est cette partie blanche qui nous intéresse. Il faut la prélevez précautionneusement. Personnellement, j'utilise un aiguisoir de ma forge pour frotter cette partie que je réserve ensuite.
Afin que cette poudre tienne, j'y incorpore des graines pilés et moulues, réduit à l'état de farine. Pour cela, assurez-vous d'avoir un bon pressoir. Le mélange des graines ne donnant pas un blanc homogène, mieux vaut ne pas trop en mettre.

Waseme suggère une autre solution, que je trouve discutable d'un point de vue éthique mais qui fait ses preuves. Elle pile de la poudre d'os (animaux ou humain) et elle en extirpe ainsi un pigment blanc. Elle s'en sert surtout pour ses peintures rituels, non pas pour une poudre de teint. Etant donné qu'elle est noire, le contraste serait étrange.


Par dessus le fond de teint, en haut des joues

Le fond de teint étant pâle voire blanc, il faut ruser pour ne pas ressembler à un cadavre. C'est donc pourquoi il faudra élaborer une seconde poudre, rose cette fois-ci. Pour cela, il faudra faire sécher des baies et les réduire à l'état de poudre également. Mélangez la poudre de baie et du pigment blanc, en reprenant par exemple une partie du fond de teint, et appliquez cette nouvelle poudre rosée sur le haut des joues, d'un geste vertical allant d'un peu en dessous de la base du nez vers l'extérieur du visage.

Baume à lèvres

Pour colorer les lèvres le mélange est simple. En Khitaî, la pâte servant à couvrir les lèvres est généralement d'un ton rosé, parfois rouge. Celle-ci vient orner le teint pâle et contraster avec l'absence de couleur. Cela permet notamment d'adoucir le visage et d'accentuer la teinte initiale des lèvres.

Afin d'élaborer une pâte dense et grasse pour qu'elle tienne, j'ai choisi de nouveau la résine. Cette fois-ci, il faudra la conserver humide afin qu'elle garde sa texture collante, grasse et épaisse. Afin de colorer celle-là, j'ai opté pour les baies que l'on trouve au Nord. Celles-ci étant rouge, elles donnent un effet rosé une fois mélangées. Il faut d'abord prélever le peu de jus que contiennent ces baies puis les mélanger à la résine grasse. Ajoutez un peu de pigment blanc afin d'obtenir un effet plus mat, sinon, les lèvres brilleront, c'est au choix.

Notez que les pigments peuvent changer, rien empêche d'utiliser des fleurs ou des baies d'une autre couleur.

Autre information importante : cette pâte s'entretient. Le pot dans lequel elle se conserve doit garder l'humidité, préférez donc l'argile. Fermez constamment le récipient après utilisation. Au bout de quelques jours, la résine risquant de sécher, il faudra incorporer de nouveaux des pigments, de la résine fraîche et un beau d'eau.


Crayonné noir

Afin de souligner le regard et une fois de plus contraster avec le reste, un crayonné peut s'avérer utile au niveau des yeux. En Khitaî, le crayonné n'est pas courant. Il est souvent coloré, et non pas noir, et sert davantage aux maquillages des arts dramatiques. Toutefois, certaines riches artisanes et certaines aristocrates se plaisent à souligner leur regard d'une touche plus sombre.

Pour parvenir à avoir ce regard mis en valeur, j'ai choisi pour ma part des pigments de charbon. Ce charbon doit être issu non pas d'un minerai mais de bois brûlé. Mélangez ce charbon à de l’aloès. Pour l'aloès, conservez à la fois la pulpe légèrement gluante et le liquide. Le but de l'aloès est de venir équilibrer le pigment dans un mélange à la fois liquide mais lourd afin que le pigment sèche et tienne sa position. S'il coule, c'est que le mélange est trop liquide. S'il sèche, s'écaille et se retire, c'est que le mélange ne l'est pas assez. Le tout est de trouver l'harmonie.
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Re: Chénxīng Zhī

le Mar 13 Fév - 14:57
Ce parchemin se marque par une écriture nerveuse, les caractères khitans sont comme écris avec empressement

Un nouvel exilé a fait surface : Laoghconn, le père biologique d'Aomuirne. Shin l'a bien accueilli. Laoghconn est massif et barbu mais pas méchant. Il est plutôt amical et en général assez calme. Il désire plus que tout compléter l'éducation de sa jeune fille alors très vite il a gagné en influence au sein du clan et aux yeux de sa gamine.

La lune de sang a aussi révélé les faiblesses de notre village. Celui-ci a beau être mignon, il n'en demeure pas moins indéfendable. Heureusement pour nous, l'assaut Darfari a été repoussé avec succès, mais nos positions étaient maladroites et nous étions souvent dépassés par les défenses Nord et Sud du village. L'absence de chef durant l'assaut nous a éparpillé. Shin a délaissé ses fonctions et ça, je ne l'oublierai pas. Ce chef laisse à désirer.

Suite à cela, Shin a nommé Laoghconn chef de clan. Le clan était unanimement pour étant donné le lien privilégié qu'il entretenait avec Aomuirne et la poigne avec laquelle il avait su nous organiser durant l'assaut que notre ancien chef avait lâchement déserté. Nouveau chef, nouvelles envies : Laoghconn et Aomuirne trouve le site trop vulnérable en cas de guerre contre un autre clan, la décision a été actée : Les loups de Middgarth deviennent Le Cercle des loups et déménage aussitôt.
L'écriture sur le reste du parchemin est tremblante, les caractères khitans sont parfois abîmés par des traces de larmes

Brynjolf est mort. Sa femme Sigrid m'en a donné le coeur net. Jusqu'à présent, Resan n'avait prétendu que sa disparition.

Pire encore, c'est Resan lui-même qui l'a tué.

Brynjolf était un ami, un camarade avec qui j'aimais discuter. Certes, il était impulsif et parfois violent. D'apparence, il se voulait impressionnant. Mais dans le fond, c'était un homme bienveillant et bon. Il était bon client à ma forge et riait de ses dettes qu'il avait envers les loups. Là, il a été tué pour avoir révélé les liaisons extra-conjugales d'un chef de clan délaissant sa femme qui portait pourtant encore son enfant. Sa mort a été occasionnée lorsqu'il a voulu retirer la femme de Resan du clan des lanciers afin de la mettre à un endroit où l'on se souciera réellement d'elle et de son bébé.

Je ne pardonnerai pas à Resan. Je lui ai fais comprendre. Laoghconn qui dirige maintenant le clan lui a interdit de revenir me déranger. Pourtant, j'ai trouvé une fleur l'autre jour à ma nouvelle forge, celle-ci est en forme d'étoile. Par Yun, je suis forgeronne et cet homme m'offre une fleur ? De plus, vu tout ce que j'ai pu lui expliquer sur la relation que j'entretenais avec lui, il aurait dû comprendre que ce genre de niaiserie ne le mènerai nul part.

Passons. S'il persiste, je ne ferai qu'ignorer ses présents jusqu'à ce qu'il disparaisse.

J'ai rencontré par ailleurs un autre exilé, nouveau venu, proche de Brynjolf : Duncan. Il n'est pas Vanir, donc plus calme mais cela m'a pesé de lui annoncer la mort de son ami. Il était apparemment le frère de la femme de Brynjolf. Cet homme est ce qui me rattache un peu à l'existence d'un ami disparu pour des broutilles. Je tâcherai d'apprendre à le connaître un peu plus.
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Re: Chénxīng Zhī

le Mar 13 Fév - 15:15
L'écriture est soignée, comme si l'on avait pris son temps pour rédiger les caractères khitans.

Avant que je ne cesse de côtoyer Resan, ce dernier nous a aidé pour une expédition avec Roksana et Aomuirne. En effet, Roksana savait que plus loin à l'ouest de notre village se trouvait une étrange grotte où l'on pourrait trouver une stèle qui aurait pu m'apprendre à forger une nouvelle arme. Je ne connais pas trop Roksana, mais elle a beaucoup explorée ces terres et connaît quelques secrets de ça et là. De plus, Resan a confirmé cette possibilité car lui-même avait pris connaissance de la stèle. Il m'a cependant mis en garde : cette stèle ne faisait pas que délivrer le secret d'une lance, elle hantait quiconque la touchait de vision jusqu'à ce que la personne maudite parvienne à forger la dite lance.

Je me bats à la lance et ma santé individuelle compte moins que celle du groupe, si cette arme permet une meilleure défense au combat, alors il ne faut hésiter un instant.

Ces propos étaient ma première pensée, mais j'ai été naîve et idiote. Mon cauchemar allait commencer.

Tout d'abord, la dite grotte est sombre, froide et renferme une espèce de monstre non-mort. La peur s'empare de moi, ma peau frissonne et mon corps tremble. Lorsque Ao et Roksana engage le combat, je ne peux me résoudre à fuir : je dois charger et l'attaquer de près. Heureusement, Resan me soutient au corps à corps et bientôt, par la force de notre groupe, l'étrange créature tombe.

Le noir. La stèle. J'hésite. Resan me soutient. Je la touche.

Rien.

Les ténèbres.

Le noir.

La pénombre.

Je me vois dans notre village, encerclée de loups et je les tue, un à un avec ma nouvelle lance en main. Ces bêtes avides de sang meurt une par une : Waseme, Aomuirne, Roksana, Sankari, Shin et Laoghconn, je tue tous les loups. J'y prend plaisir. J'en ris. J'en pleurs. J'en redemande.

L'arme m'étant apparue, je pourrais ainsi tenter de la reproduire. Cela dit, mon corps est froid, il tremble, je ne tiens plus debout. Heureusement, Resan me soutient et nous rentrons.

Il m’avertis cependant que mes visions risquent de réapparaître.

Les prochains jours ne seront d'aucun repos. Je ne trouve pas le sommeil, les visions réapparaissent lorsque je me trouve seule et lorsque vient enfin le sommeil, je me réveille toujours des mêmes songes en hurlant.

J'ai confié mon état mental à Waseme avant que ma santé mental ne disparaisse entièrement. Elle me rétorque qu'elle ne peut rien contre les visions, son Dieu n'a pas ces qualités là.
Mais elle m'offre son soutien lorsque je me décide à forger la dite arme. Les visions reviennent. Je tremble. Je hurle. Je suis dans le vide. La pièce est vide. L'abîme me regarde. Je crois mourir.

Je vomis. J'arrête. Je reprends et j'achève.

Le mal a disparu mais mon état physique m'a laissé au lit durant plusieurs jours. Inerte, pleurante et fiévreuse, je n'aurais jamais autant dormi qu'après ces événements.
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Re: Chénxīng Zhī

le Mar 13 Fév - 15:23
Le parchemin est un peu abîmé, comme ayant été plié et tenu en poche plusieurs jours

Laoghconn est un chef passionnant. Sa façon d'envisager chaque chose est une source d'apprentissage pour moi. Là où Yun ne fait que restreindre l'ordre des choses et édicter des lois, le Dieu de Laoghconn envisage les possibilités et les inscrits dans un cycle. Tout ce qui se produit est inscrit et est naturel, rien ne saurait être rejeté : nous sommes des conséquences et non plus des causes. Nous suivons une obéissance à un mouvement circulaire qui nous dicte sans même que nous puissions le contrôler. Laoghconn m'a permis de renouer avec la voix qui me parle en moi et qui me dicte mes envies.

Je ne saisis pas toujours tout mais je médite sur ces propos. Je ne désire pas prétendre être son élève, mais il m'inspire beaucoup. Il m'aide à épouser ma volonté de liberté et à vivre avec fierté de ce que je suis : une femme forgeronne.

Cette situation a été la cause de ma perte en Khitaî et voilà qu'ici, auprès de Laogh, celle-ci devient une puissance et une identité qui m'est propre, quelque chose dont je peux être fière et que je me dois d'accepter.

Je tâcherai d'écouter sa sagesse davantage. Ma rencontre avec lui n'est pas un hasard, il vient me donner des éléments sur l'injustice de ma société m'a fait subir. Il est venu me rassurer et me libérer. Je ne vis plus avec le poids de la culpabilité et du déshonneur. J'en ai presque oublié les valeurs enseignés par ma famille. Je sais qu'ici je peux vivre comme je l'entends. Ici, j'ai une chance d'exister.


Pour le moment, je repars dans l'oasis du Sud quelques jours, j'y ai trouvé un endroit où je serai seule, loin de toute vie et où je pourrais méditer paisiblement. 
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Re: Chénxīng Zhī

le Mar 13 Fév - 15:39
Les caractères khitans sont écris avec empressement, marquant les incertitudes et les inquiétudes de son écrivaine.

A peine je m'absente une dizaine de jours de mon clan que tout a changé. En rentrant, le village se trouvait désert. Simplement une note laissée à ma forge mentionnant le fait que "Le cercle des loups est à la Harde des Ours". Je ne comprends pas. Certains murs sont détruits, arrachés. Je presse le pas pour venir à la Harde et là-bas Laogh m'explique :
Sigrune, la prêtresse d'Ymir et fille du Haut-Roi, est passé voir le village. Elle exigeait le retrait des murs ainsi que du temple de Waseme afin d'accepter l'installation de notre camp. De plus, tout le monde se doutait qu'elle demanderait un lourd tribu. Les terres n'étaient pas libres, elles étaient bel et bien revendiquées.
Suite à cela, par peur de subir un assaut, les loups ont préféré abandonner le village en construction : il était hors de question de priver Waseme et Sankari de leur culte et de laisser une ville sans fortification, surtout dans le contexte dans lequel nous nous inscrivons.

Au passage, on m'apprend la disparition de Shin. L'hyrkanien m'ayant à plusieurs reprise manqué de respect et humiliée est sans doute redevenu nomade. Malgré tout ce qu'il a pu faire pour moi, il n'en reste pas moins fidèle au tempérament de son peuple. La seule chose qui m'attriste réellement est le départ d'Akuraa. La khitane était pour moi un repère et, il n'y a pas si longtemps, elle m'attirait beaucoup.

En attendant de savoir quoi faire et de statuer sur notre sort, Dranor et la Harde nous héberge.

Les solutions se profilent :
La première idée est de former un clan vassal à la Harde, non loin, qui permettrait de regrouper le plus d'exilé possible et de s'entraider.
La deuxième serait de partir dans le sud former un autre clan, à l'abri du Haut-Roi.

La décision ne fut pas tranché par le clan, mais par Sigrune.

Celle-ci est venue voir Dranor au sujet de meurtre d'un ou plusieurs cimmérien par Aomuirne. Je crois que c'est cela. Je ne sais pas vraiment. Quoiqu'il en soit, les cimmériens ont exigé un tribu : Elenna, la mère adoptive d'Aomuirne devait servir d'esclave sexuel là-bas auquel cas, Aomuirne serait banni du nord.

La décision fut difficile, Laoghconn et Elenna était prêt à se battre, Ao également mais ce ne fut pas de l'avis de Dranor. Enervé, il chassa Ao puis, malgré une longue discussion avec Laogh, il chassa les loups entièrement. Ainsi, qu'une option : fuir vers le sud et s'accommoder des locaux, faire en sorte que ces derniers nous acceptent et nous laissent en paix.
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