Les Mystères des Terres de l'Exil intègre son mod MTERP
Découvrez la FAQ dynamique

Partagez
Aller en bas
avatar
Date d'inscription : 27/12/2017
Messages : 4
Voir le profil de l'utilisateur

Anselme

le Dim 31 Déc - 1:01



Nom du personnage :
Anselme
Age :
22
Ethnie :
Hyborien
Religion :
Aucune
Alignement :
Loyal souriant
Métier :
Soldat et cuisinier



Taille :
1 m 88
Poids :
70 kilos
Apparence :
Mince et légèrement athlétique portant la marque de coups de lame. Il a un visage plutôt carré. Il possède des cheveux noirs et des yeux marrons. Il est toujours rasé de près.  
Personnalité :
Anselme est d'un naturel curieux. Il essaye de rester le plus souriant et aimable possible avec ceux qui l'entoure. Il est du genre serviable avec ceux qu'il connait et montre une loyauté sans faille. Cependant il est totalement incapable de prendre une décision (importante) seul et peut vite se faire dépasser par ses sentiments. Sa sensibilité émotionnelle est donc sa plus grande qualité comme son plus grand défaut.  



"Je ne sens plus mes bras... Je ne sens plus mes jambes... Ma peau brûle et pourtant je ne vois aucune lumière.. Aucune flamme.. Simplement des ténèbres.
Suis-je mort ? Suis-je simplement inconscient ? Peu importe.. Je m'évade dans cette état.. J'ai besoin de m'évader..

Je repense à Père, cuisinier pour le Seigneur de Funirus, une cité proche Tarantia, la capitale d'Aquilonie. Père.. Sans doute l'homme le plus bon que ce monde n'ait jamais connu.. Tout comme le meilleur cuisinier. Je l'aidais souvent en cuisine, il m'a appris à aimer ça. Il me racontait souvent qu'une bonne assiette pouvait attendrir le plus sanguinaire des chefs de guerre picte ! Les pictes.. C'est à cause d'eux que mon père s'était retrouvé avec une jambe quasi inutilisable, c'est à cause d'eux qu'ils ne pouvaient plus aller faire la guerre. Il était soldat avant cuisinier, il avait vécu de nombreuses batailles, ils me les narraient pour m'endormir le soir en y ajoutant sa dose d'humour habituel.

Il est mort lorsque j'avais 14 ans, mort le visage serein pendant la nuit, comme si il avait accepté son sort comme si il avait atteint la paix éternelle bien avant de rejoindre Mitra de l'autre coté...
Le Seigneur qui regretta sa mort, m'offrit une éducation militaire en sa mémoire.

Pendant cinq années, j'y appris l'art de la guerre Aquilonnienne : Combat, stratégie.. A coté de cela, je cuisinais. J'appris de nouvelles recettes, je nourrissais les autres soldats en herbe. Il y a toujours une forme de satisfaction à savoir que ce que vous concoctez apporte un peu de joie aux gens.

A 19 ans je pris part à ma première bataille, à l'ouest, face aux fameux pictes. Je me rappelle encore de la peur que je ressentais, tous les muscles de mon corps qui se mettaient à trembler.. Je n'étais pas le seul dans cet état. Nous nous attendions tous à affronter des démons. Le capitaine fit signe de charger l'Ennemi. C'est seulement lorsque la lame de mon épée transperça l'un de ces "démons" que je me rendis compte qu'il ne s'agissait que d'hommes, de la chair et du sang, rien de plus. Des amis furent tués ce jour sanglant, je ne me rendis compte de cela qu'après la bataille... Je me rendis compte aussi que j'aurai pu faire partie de tous ces morts. On ne se rend compte qu'ensuite que sur le champ de bataille nous n'étions des animaux, cherchant à survivre et pour survivre il fallait tuer... Tuer.. Encore tuer.. Jusqu'à ce que notre sang se transforme en acide.. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus personne à barrer la route de notre existence.

Ma première victoire était amer, je ne pensais qu'à mes amis tombés dans l'"honneur".. J'en voulais à père d'avoir édulcoré ses histoires de batailles, de faire passer cela comme quelque chose à vivre... Je me rendis compte à ce moment là que je ne cuisinais non plus pour les autres mais seulement pour moi, pour oublier momentanément certaines choses.. Cela marchait mieux avec moi que les nuits passées en bonne compagnie ou même des soirées avec une simple bouteille de bière.

Une année plus tard, pendant une nuit, je fus réveillé par mon capitaine, en me levant je me rendis compte que toute la garnison était debout et qu'il se tramait quelque chose. Un raid nocturne mené contre une communauté isolé dans les forêts de Castria, en plein centre de l'Aquilonie. Je n'eu que peu d'information, je devais respecter les ordres. Arrivé là bas, le petit village dormait encore. Comme un funeste coup de vent, les portes des habitations furent défoncés, les habitants furent emmenés sur la place où se trouvait l'unique puit de l'endroit. Il n'y eu aucune résistance. Je m'efforçais de ne pas écouter les hurlements de désespoirs des femmes restés dans les maisons que mes compagnons d'armes violèrent. Je tentais simplement de me concentrer sur les aboiements de mon capitaine qui ordonnait aux habitants de désigner le prêtre de Set. Je sentais mon cœur battre la chamade, je tremblais encore plus que lors de ma première bataille... Les habitants ne dirent aucun mot. Notre capitaine ordonna d’exécuter chacun d'eux. Tous ces discours des prêtres de Mitra concernant la Vie Vertueuse et la Compassion sonnèrent comme un coup de masse sur mon crâne et pourtant.. Il fallait respecter les ordres, je n'étais plus qu'une épée, forgé pour tuer. Les corps furent brûler comme le village. Tout effacé, seulement des cendres..Je sentis encore ces coups de masses sur le crane, ces sermons de Mitra qui me hantaient.  

Pendant les deux années qui suivirent aucune bataille, aucun raid.. Simplement la cuisine et les cauchemars de cette funeste nuit. Moi et les autres soldats continuions de nous entraîner au cas où les pictes viendraient attaquer de nouveau nos frontières ce qui arriva un jour d'été. Il s'agit des derniers souvenirs que j'ai, cette dernière bataille, dans cette steppe immense où le soleil avait brûlé l'herbe. Les pictes que j'ai transpercé puis de cette rage qui  s'est libéré des profondeurs de mon âme lorsque que j'entendis mon capitaine aboyer une nouvelle fois. Je ne cherchais plus à survivre, je cherchais une forme de rédemption pour ces vies qu'il m'avait forcé à prendre. Je me souviens de mon dernier combat, face à lui, mon capitaine, il me blessa avec son épée mais moi aussi. Je me souviens de cette ultime affrontement sur le sol, nous rampions sur l'herbe, incapable de marcher à cause de nos blessures, il me donna quelques coups de dague, je lui perça les yeux avec mes doigts pour l'achever...  Je me souviens de mon dernier regard vers le ciel et du bruits des lames se fracassant..

Suis-je simplement inconscient ? Suis-je mort ?"
Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum